Réflexions

Touriste et fière de l’être !

22 août 2017

J’écris et je fais des chroniques sur le voyage pour la radio et la télévision depuis une quinzaine d’années maintenant*. Au fil du temps – et bien avant de réorienter ma carrière pour que le voyage en devienne le pivot – , j’ai pris part à des projets de coopération internationale, vécu au Burkina Faso, à Taïwan et me suis intéressée de près à différents enjeux sociaux et humanitaires. Il serait donc logique que je rejette en bloc les attractions touristiques populaires et les forfaits « tout compris », non ?

Eh bien non. À force de me rendre à Disney pour le boulot, j’ai développé une réelle passion pour les parcs d’attractions mettant en vedette Mickey et ses amis.

Avec ma fille en 2010

De plus, malgré mon grand intérêt pour toute forme de tourisme responsable et proche des communautés locales, la formule « tout compris » me fait encore rêver. J’ai beau être accro aux chocs culturels et me passionner pour l’histoire, la culture et la gastronomie, parfois, j’ai simplement envie, moi aussi, de « tirer la plogue ».

Entendons-nous : je n’aime pas tout et après deux jours à faire la crêpe sur la plage, je me mets généralement à la recherche de nouvelles expériences. On ne se refait pas ! Mais pour des vacances, ces forfaits m’apparaissent – bien que mal vus par ceux qui se définissent comme de « vrais » voyageurs – comme la meilleure manière de se simplifier la vie.

Certains font la distinction entre des vacances et un voyage. C’est une manière de voir les choses. Perso, je ne ressens absolument pas le besoin de justifier mes envies contradictoires. Comme je l’ai récemment écrit sur Avenues.ca, j’aime tous les styles de voyages, et après ?

De la même manière, je ne craque pas pour TOUS les parcs d’attractions ni pour TOUS les hôtels proposant la formule « tout compris ». Les parcs de Disney une place particulière dans mon coeur puisque j’y ai fabriqué de nombreux souvenirs avec ma famille. J’ai aimé certaines attractions du Parc Astérix, près de Paris, et eu beaucoup de plaisir à Universal, en Californie, mais je déteste les manèges de fêtes foraines qui donnent l’impression de secouer tous nos organes internes en plus de nous offrir gracieusement quelques ecchymoses et autres douleurs au cou. J’aime les manèges qui racontent une histoire et nous plongent dans un univers, adrénaline ou pas à la clé.

Comme pour n’importe quoi, il faut trouver chaussure à son pied. Je fuis comme la peste les resorts trop populaires auprès des Québécois. Tant qu’à partir, je veux un minimum de dépaysement ! Je privilégie les endroits où il m’est possible d’explorer et de vivre toutes sortes d’aventures à l’extérieur des limites de l’hôtel. Le top : quand j’ai accès à une longue plage sécuritaire et à la surface assez dure pour aller jogger au lever du jour. Celle du Paradisius de Punta Cana en est un bon exemple. Quand je constate un effort environnemental et social, c’est encore mieux.

Grand Velas Riviera Maya

J’ai aussi tendance à préférer les chaînes un peu plus luxueuses, notamment parce que j’aime bien manger. L’un de mes coups de coeur des dernières années ? Grand Velas Riviera Maya, qui appartient à des Mexicains.

Pour des vacances, mais pas en formule tout-inclus, j’ai également a-do-ré St. Pete beach, en Floride. En plein mois de juillet, au petit matin, Chéri s’est retrouvé entouré de dauphins sauvages en plongeant dans l’eau après avoir joggé. Quand je suis allée courir à mon tour, ils m’ont suivie le long de la grève. Magique !

Tous ces plaisirs coupables ne m’empêchent pas de rêver à mes prochaines vacances familiales au Sénégal ou à de futures escapades axées sur la rando. Mais les lieux « fabriqués » pour les vacanciers ont aussi leur charme quand on les prend pour ce qu’ils sont : des oasis conçues pour offrir des parenthèses sans prise de tête, sans aucune autre prétention que celle de nous aider à plonger rapidement dans un «état» de vacances.

* Avant d’être chroniqueuse voyage, j’ai notamment été rédactrice en chef reportages d’un magazine féminin, journaliste pigiste pour des publications « lifestyle », chroniqueuse et reporter techno.
(La photo de la une a été prise au Grand Velas Riviera Maya.)

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3 Commentaires

  • Répondre Robert 30 août 2017 - 7 h 37 min

    Tu as tellement raison ! Il y a comme un genre de snobisme qui se forme autour du voyage on dirait ou plutôt du “vrai” voyage comme disent certains. Je crois aussi que le bonheur est dans l’équilibre tout simplement. Parfois ce sont des resorts, d’autres, des explorations. Je n’ai jamais compris pourquoi si tu es à Barcelone tu peux te refuser de visiter la Sagrada familia sous prétexte que c’est trop touristique ! Pourquoi bouder cette visite ? Je termine en révélant un plaisir touristique qui, aux yeux des “vrais” voyageurs snobinards, est inacceptable, soit le fait de prendre les bus hop-On hop-off. Moi j’adore ça !

  • Répondre EASYGUIDERS 31 août 2017 - 10 h 09 min

    Ca fait du bien de lire ce genre de choses ! A en croire les réactions des gens, c’est presque devenu une honte de visiter les attractions touristiques les plus populaires… Mais comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu ! Tout succès est naturellement justifié. Si j’étais un étranger visitant Paris, moi aussi je ferais la queue pour monter en haut de la Tour Eiffel. Pas de surprise donc à ce que de nombreuses personnes se dirigent vers le tout inclus, qui leur programme les incontournables d’une ville ou d’un pays. Pour ma part, j’aime allier les deux : m’attarder dans des lieux hautement touristiques pour partager (ou non, ça arrive) l’engouement général, puis prendre un chemin de traverse pour creuser un parcours plus local. L’actualité ne va pas aider ce débat, entre le snobisme comme le dit Robert des “backpackers”, et la gueulante des locaux victimes de l’hypertourisme… que faire ?

  • Répondre Cora 6 septembre 2017 - 6 h 46 min

    Ca me fais bien rire car moi aussi j’ai du mal à rester une “voyageuse sérieuse” si j’atterris à proximité d’un parc d’attraction ! Le jour où je vais à Orlando, je vais faire un malheur 😉

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