Réflexions

Les coulisses de la vie d’une chroniqueuse voyage

2 février 2016
Au Grand Velas Riviera Maya en janvier 2016 (autoportrait)

De l’extérieur, j’ai toujours l’air en vacances. Je publie des photos qui font rêver sur les réseaux sociaux. Je transporte mon bureau aux quatre coins de la planète, dans des décors parfois quasi-irréels. Mais à quoi ressemble vraiment une journée dans mon quotidien?

J’ai parlé à quelques reprises des difficultés de la conciliation travail-famille-voyage sur ce blogue. Mariée depuis 13 ans, je suis aussi la maman d’une fillette de 9 ans. Il m’a fallu plusieurs années avant de me sentir vraiment bien dans cette «double (triple?) vie». J’ai eu (et j’ai toujours) de nombreuses discussions avec mes proches pour m’assurer qu’eux le soient aussi. Je sais à quel point il est plus facile de partir que de rester

Je voyage en moyenne une fois par mois depuis cinq-six ans. Que je sois à la maison ou sur le terrain, je me lève souvent avant que le soleil étire ses premiers rayons. Je fais une tournée des réseaux sociaux et des médias présentant l’actualité du voyage (je répète l’exercice plusieurs fois par jour – si je dois attendre en ligne quelque part, par exemple). Quand je peux (sous-entendre : que le mercure est au-dessus de 10 degrés), je vais courir. Ça me fait du bien autant au corps qu’à l’esprit (je sais, c’est un gros cliché, mais c’est si vrai!).

Office of the day. #RoadTripQM #QuebecMaritime #QuebecOriginal

Une photo publiée par Marie-Julie Gagnon (@technomade) le

Quand je suis à la maison, je vais reconduire et chercher ma puce à l’école comme tous les parents. Chaque matin prend des allures de jour de la marmotte : ma fille a du mal à se tirer du lit, je prépare son petit déj’, ses collations pour la journée et parfois ses lunchs, et je lui répète 100 fois de se dépêcher. Malgré tout, on arrive à l’école en retard une fois sur deux l’hiver. Non, l’hiver et moi, on est pas trop potes. Remarquez, à neuf ans, elle s’habille seule sans rechigner. Je me souviens (avec AUCUNE nostalgie) de l’époque où elle se déshabillait tout de suite après que je lui aie enfilé son habit de neige… et qu’il fallait tout recommencer (j’ai la nostalgie de 1000 autres affaires, par contre). Bref, une maman comme toutes les autres, mais probablement moins douée pour tout ce qui s’approche d’une routine que 95% d’entre vous.

En bonne pigiste, il m’arrive de mariner deux heures dans ma baignoire au milieu de la journée (je ne sais pas comment je survivrais à l’hiver autrement!), mais je bosse souvent jusqu’à tard le soir et il m’arrive de me lever à 5h pour terminer un texte. Et puis, dans la baignoire, j’en profite pour poursuivre mes lectures…

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(Bon, OK, je marine aussi parfois dans de superbes baignoires en voyage…)

Combien d’heures par jour je passe penchée sur mon clavier? Difficile à dire. Mais je n’exagère pas en disant plus de 10 en semaine, et au moins 5 le samedi et le dimanche. Oui, je travaille sept jours sur sept (il m’arrive de prendre une journée de congé de temps à autres, mais j’ai eu environ trois semaines de vraies vacances au cours des cinq dernières années). Comme je ne suis pas payée pour voyager, c’est en vendant mes articles que je gagne ma vie. D’ailleurs, ceux qui ont besoin de beaucoup changent rapidement de métier, car le secteur du voyage est loin d’être le plus payant (surtout quand des tas de gens s’improvisent journalistes voyage et DONNENT leurs textes à des médias pour pouvoir voyager gratuitement [insérez ici le juron de votre choix])!

Sur le terrain

Quand je suis en voyage, j’ai souvent des rendez-vous, des excursions ou de la route à faire très tôt le matin. En tournée de presse (avec des gens des offices de tourisme ou des relationnistes qui nous suivent partout – la plupart sont très chouettes, remarquez!), nos horaires sont généralement réglés au quart de tour. On tente de nous faire voir le maximum de choses en le moins de temps possible. Je prends constamment des notes. Quand le contexte le permet, je me sauve pendant quelques heures pour trouver mes propres angles. Il n’est pas rare de rentrer à l’hôtel tard en soirée.

Combien de plages ai-je photographiées sans même avoir le temps de tremper mon gros orteil dans l’eau? Combien de paysages magnifiques ai-je contemplés plus longtemps sur mes photos qu’en «vrai»? Combien de fois me suis-je dit: «Je reviendrai» pour me convaincre que ce n’était pas si grave de ne pas pouvoir profiter à fond de ce que j’avais la chance de vivre? Et je ne vous parle même pas du décalage horaire, que j’ai de plus en plus de mal à gérer. Aucun anti-cernes n’est assez puissant pour couvrir les traces de mon manque de sommeil récurrent.

Je visite ces lieux où vous venez en vacances en mode speed. Très souvent, je dois rendre des textes pendant que je voyage. Impossible de calculer le nombre de nuits blanches passées dans des lobbys d’hôtel parce que wi-fi ne fonctionnait pas (ou très mal) dans ma chambre… Le matin suivant, je dois tout de même poursuivre l’exploration.

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Cela dit, je suis d’accord avec vous : c’est un job de rêve. Il m’arrive de voler en classe affaires (même si je porte des jeans troués). Je me balade régulièrement en limousine (avec mes Converse). J’ai la chance de goûter à la cuisine des plus grands chefs (mes hanches peuvent en témoigner – oui, en vieillissant, les kilos ne disparaissent plus aussi facilement!). Je dors dans des hôtels que je ne pourrai jamais me payer et je visite des coins du monde dont je n’avais jamais pensé fouler le sol. Même si le rythme est souvent très soutenu et en totale contradiction avec mon besoin de «ressentir» les lieux, j’adore prendre part à des tournées de presse. Ne pas avoir à se préoccuper de la logistique amène un côté «colonie de vacances» qui peut être sympa de temps en temps. Évidemment, rien ne se compare aux longs voyages «hors boulot» où l’on est 100% maître de son horaire!

I wear Converse in limos (can’t help it). #gomedia2015 #gomedia15 #latergram

Une photo publiée par Marie-Julie Gagnon (@technomade) le

En contrepartie, je rate parfois des épisodes importants de la vie de mes proches. Il m’est arrivée de ne pas être là pour le spectacle de danse de ma fille ou de ne pas pouvoir la cajoler quand je savais qu’elle avait de la peine ou qu’un vilain rhume la clouait au lit. J’impose à mon mari des courses contre la montre matin et soir pendant mon absence. Arriver avant la fermeture du service de garde est pour lui un grand défi à cause de ses horaires de travail. N’ayant pas de famille géographiquement proche, c’est toujours lui ou moi qui gérons tout à la maison. Pas de «kits» de grands-parents prêts à voler à notre secours quand c’est nécessaire comme la plupart de mes amis! Non, ce n’est pas toujours facile. Et oui, je m’en veux parfois de faire vivre autant de stress à mon homme.

Alors pourquoi je continue? Parce qu’aucun autre métier ne me rend plus heureuse. Il me permet de rassembler toutes mes forces, de toucher à différentes facettes des communications et de faire découvrir des endroits hors du commun. Parce que je peux aussi, parfois, partager ce bonheur avec ceux que j’aime, comme l’été dernier quand j’ai pu combiner vacances et travail en Europe de Budapest à Genève avec ma famille (quel beau voyage!).

Parce que ce déséquilibre m’apporte un certain équilibre, aussi étrange que cela puisse paraître, et que les moments de séparation nous aident à apprécier davantage ceux passés ensemble. Les retrouvailles sont si douces! La distance comporte son lot de désavantages, mais elle permet aussi un recul face à soi-même et à sa vie. J’aime la mienne telle qu’elle est. C’est la conclusion à laquelle j’en viens toujours après une période de questionnements. Par contre, quand mon mari ou ma fille me demandent de ralentir, je le fais. Mon bonheur ne doit pas primer sur le leur! Et je ne voyage pas à certaines dates sacrées (anniversaires, Noël, Nouvel An…), à part s’ils partent avec moi.

My little backpacker. ❤️

Une photo publiée par Marie-Julie Gagnon (@technomade) le

Once upon a time in New York… #tbt #nyc #2013

Une photo publiée par Marie-Julie Gagnon (@technomade) le

Mon parcours

J’ai été reporter techno, rédactrice en chef de magazines féminins, j’ai collaboré à mille et un projets fabuleux, mais c’est quand je suis sur la route, les yeux grands ouverts et le cœur qui bat la chamade que je me sens le plus à ma place. J’ai pris bien des détours avant de réaliser que le voyage devait être le fil conducteur de ma vie professionnelle et non un média ou un titre en particulier. Depuis que j’ai fait ce constat, tout coule de source. Que je travaille à la radio, à la télé, dans un magazine ou sur le Web : je suis d’abord une voyageuse. J’aime autant explorer ma province que des contrées exotiques et tenter de comprendre les rouages de l’industrie touristique, qui m’a parue si longtemps mystérieuse. Je continue par ailleurs à mener d’autres projets d’écriture en parallèle qui ne me permettent pas de gagner ma vie, mais m’apportent énormément sur le plan personnel.

Je ne savais même pas que le métier de chroniqueur voyage existait et encore moins comment y accéder quand je suis entrée sur le marché du travail au milieu des années 1990. Comme je l’ai souvent raconté, je ne viens pas d’une famille de voyageurs. Je suis sortie du Canada pour la première fois à 20 ans et j’ai pris l’avion pour la première fois à l’âge de 23 ans! Voyager m’apparaissait comme quelque chose d’inaccessible. J’ai tout misé sur la carrière jusqu’au jour où j’ai réalisé que je n’avais presque rien vécu d’autres. Alors à 26 ans, j’ai mis les voiles et suis partie en Asie pendant 15 mois (il y avait bien eu un stage de trois mois à Ouagadougou l’année d’avant et quelques escapades ici et là, mais jamais je n’étais partie aussi longtemps).

C’est en m’occupant de la section reportage d’un magazine féminin, à mon retour, que j’ai été initiée aux tournées de presse. Quelques années plus tard, après la naissance de ma fille, j’ai créé Taxi-Brousse pour pouvoir écrire tout ce qui me chantait (je dis toujours que c’est mon «ultime espace de liberté», d’ailleurs). Peu après, MSN Canada m’a proposé de collaborer à la section voyage du site. J’ai ainsi tenu le blogue EnTransit.ca pendant près de cinq ans. Pendant cette période, je me suis mise à multiplier les collaborations, surtout Web, mais aussi pour d’autres médias (j’ai été journaliste à la pige pendant longtemps, écrivant surtout sur le lifestyle et la société).

Comment j’arrive à voyager autant?

Ça, c’est la question qu’on me pose le plus souvent. Il m’a fallut des années à faire ma place dans ce milieu. Mon souci était de créer mon propre espace, histoire de ne pas envahir celui des autres. Si peu de gens arrivent à vivre de ce métier! Mon but n’a jamais été de «voler» du boulot à quiconque. C’est pourquoi le filon «web» était parfait pour moi.

En 2008-2009, j’étais l’une des rares à bloguer sur le voyage au Québec. Je précise qu’avant cette période, j’avais tout de même vendu des reportages portant sur le voyage à différentes publications, notamment au journal La Presse, où je collaborais déjà au début de la vingtaine. Quand j’ai lancé Taxi-Brousse et décidé de faire du voyage ma spécialité, je savais que j’avais bien «des croûtes à manger», mais j’avais malgré tout près d’une quinzaine d’années d’expérience en journalisme derrière moi (je me définis aujourd’hui comme chroniqueuse, auteure et blogueuse).

Alors, comment j’arrive à voyager autant? Grâce aux invitations des offices de tourisme, des voyagistes, des compagnies aériennes, des chaînes d’hôtel… Un réseau que j’ai mis des années à bâtir.

Improviser des bureaux n'importe où (ici au Bonne Entente à Québec)

Improviser des bureaux n’importe où (ici au Bonne Entente à Québec)

C’est une question très épineuse puisque cela pose d’importantes questions éthiques. Comment garder un esprit critique quand on nous invite? C’est là toute la difficulté de ce boulot. Sans voyages, je n’ai pas de «matière première» pour travailler, donc je peux pas gagner ma vie. C’est encore plus délicat quand on parle de blogging, puisque des blogueurs sont parfois rémunérés pour écrire sur une destination.

Il m’est arrivé d’accepter certains projets du genre et j’en ai même élaboré quelques-uns avec des offices de tourisme au fil des ans, mais je choisis mes partenariats avec parcimonie. Les balises sont toujours claires : je reste 100% transparente (je mentionne quand j’ai été invitée et/ou rémunérée) et je préviens d’entrée de jeu que je reste libre de mes propos.

Non, je n’aime pas tout, même si je suis de nature plutôt enthousiaste. Je suis consciente que tous les goûts sont dans la nature. Je préfère généralement ne pas parler des endroits qui m’ont déplus, ou alors, j’en glisse un mot en mentionnant clairement que ce n’est pas ma tasse de thé (je peux voir pourquoi certains adorent alors que je déteste). Je tente de nuancer mes propos, peu importe le contexte.  Mais oui, il m’arrive de m’emballer! Quand j’ai un vrai de vrai coup de cœur, je ne m’empêche pas de le crier sur les toits sous prétexte que j’ai été invitée. Je retourne parfois dans des endroits découverts pour le travail dans un contexte de vacances.

Je n’oublie jamais que je suis dans une situation privilégiée quand je voyage pour le boulot et je fais du mieux que je peux pour faire la part des choses (forcément, on tente de nous en mettre plein la vue). Par contre, il est évident que ça m’amuse beaucoup de montrer le côté plus «glamour» de tout ça sur Instagram! Mais soyons sérieux: je possède trois jeans au total (du moins, qui me font encore!), je déteste me coiffer et me démaquiller, je marche comme un pingouin avec des talons hauts et je voyage rarement avec plus de deux ou trois paires de chaussures. Pas de quoi se la jouer très longtemps!

Mon nom, ma carte de visite

Un pigiste vit grâce à sa réputation. Quand j’associe mon nom à un projet, c’est parce qu’il est en accord avec mes valeurs et qu’on me laisse la latitude nécessaire pour faire les choses à ma manière. Je comprends les réalités des équipes de relations publiques, mais je ne perds jamais de vue pour qui je travaille : les gens qui pensent toute l’année à leur voyage et qui ont envie qu’il soit inoubliable. 

Après, on peut toujours rêver, non?

À Mykonos en octobre 2015

À Mykonos en octobre 2015

Mes petits bonheurs sur la route

  • Les rencontres. J’aime les «personnages». Les gens qu’on croise une fois et qu’on oublie jamais.
  • Tomber par hasard sur quelque chose qui m’était complètement inconnu. Lieu, attraction, coutume, aliment, histoire… J’adore!
  • Retrouver les copains blogueurs ou journalistes aux quatre coins de la planète. Plusieurs sont devenus des amis au fil du temps.
  • Le silence d’une chambre d’hôtel.
  • Les (pas toujours assez fréquents) moments de solitude.
  • Prendre des tas de photos et en partager quelques-unes.
  • Les échanges possibles grâce aux réseaux sociaux. Je m’inspire autant des tuyaux dont vous me faite part que l’inverse!
  • Écrire. Toujours. (Sauf au milieu de la nuit en plein deadline.)
  • Tourner et monter de petites vidéos avec mon iPhone (quand j’ai le temps et que le contexte s’y prête).
  • Prendre le train. Je ne m’en lasse pas.
  • Les films en avion!

Mes petits bonheurs à la maison

  • Ai-je besoin d’écrire «pouvoir serrer ceux que j’aime dans mes bras»?
  • Regarder un épisode (ces temps-ci, de Full House sur Netflix), un bout de film ou lire collée avec ma fille avant le dodo.
  • Voir les copains «en vrai». Le top: pouvoir voyager avec eux!
  • Le jus de gingembre concocté par Chéri.
  • Mes petits déjeuners parfaits (pour moi, j’entends) : yogourt grec, céréales, noix, graines et fruits. C’est l’une des choses qui me manquent le plus en voyage!
  • Travailler toute la journée «en mou» (parfois carrément en pyjama) en période de rédaction.
  • Courir dans «mon» parc.
  • Les cours de pilates (j’ai dû m’y mettre suite à de gros problèmes au dos – maintenant, c’est un réel plaisir!).
  • Regarder des séries en rafale avec Chéri. J’ai rarement le temps, mais j’adore ça!
  • Mes voisins. Je les adore!
  • Fripouille, notre cochon d’Inde

Vous pouvez me lire chaque semaine dans la section Partir d’Avenues.ca et m’entendre à Rouge FM 102,7 tous les mardis à 7h40 à Rouge Café (c’était ma première chronique ce matin – c’est d’ailleurs ce qui m’a inspiré ce billet). Je suis aussi chroniqueuse à Salut, bonjour! week-end (TVA), Les Éclaireurs (Ici Radio-Canada Première) et Debout les comiques! (CKOI). 

Voici Fripouille. ❤️ #newfamilymember #cuy

Une photo publiée par Marie-Julie Gagnon (@technomade) le

Chasing summer in Apiranthos. #ExperienceTransat (Merci pour la photo @mevallieres!)

Une photo publiée par Marie-Julie Gagnon (@technomade) le

À lire également: Confession d’une journaliste-blogueuse voyage, Ce que le voyage en solo m’a apprisÊtre une fille en voyageVoyager seule: aller au bout de son rêvePartir seule, la meilleure décision de ma vie10 conseils pour un voyage en soloLa pulsion du voyageCe que j’aime le plus quand je voyage seule? et Astuces pour voyageuses en solo.

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28 Commentaires

  • Répondre Isabelle 2 février 2016 - 16 h 26 min

    Merci pour ce partage. Très sympa.

  • Répondre Cedric 2 février 2016 - 18 h 42 min

    Je pense que c’est la première fois que je commente ici mais ce texte est trop pertinent pour que je passe à côté de l’opportunité de te remercier pour la qualité de ces mots dans lesquels beaucoup d’entre nous (blogueurs, auteurs et chroniqueurs) devraient se retrouver, a fortiori ceux qui conjuguent famille et voyage(s).

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 2 février 2016 - 18 h 53 min

      Merci Cédric. Ton petit mot me fait plaisir! Dire que j’ai failli supprimer le post parce que je le trouvais un peu trop personnel…

      • Répondre Corinne 5 février 2016 - 5 h 14 min

        Ah mais non, tu as bien fait de le publier 😉 Moi, c’est quand tu es personnelle que j’aime le plus te lire (puis je te trouve assez personnelle dans tout ce que tu fais en fait, c’est pour ça que j’aime tout lire, haha).

      • Répondre voyageurssansfrontieres 15 mars 2016 - 19 h 52 min

        Je suis plus que d’accord avec Corinne, tu as carrément bien fait de laisser ce texte personnel, simple et touchant qui laisse joliment transparaître ta personnalité! Je l’avoue, je ne te lis pas régulièrement mais ce texte m’a sacrément donné envie de continuer à te découvrir! (il était temps!). A bientôt à Bruxelles! -Nath

  • Répondre Mylène 2 février 2016 - 18 h 43 min

    Très intéressant texte. Prendre du recul et exercer son sens critique pour livrer les coulisses, pour analyser une activité que l’on aime, ce n’est pas si facile. Alors merci pour le partage. Toujours un plaisir de vous lire.

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 2 février 2016 - 18 h 54 min

      Merci Mylène, c’est gentil! Je trouve important de montrer la réalité. Cela dit, j’adore mon boulot et j’espère sincèrement pouvoir le pratiquer le plus longtemps possible!

  • Répondre Nicole Boutin Morin 2 février 2016 - 18 h 55 min

    Gros bisous chère petite Julie! Ce qu’il y a de merveilleux, c’est que tu es restée la même petite Julie. Tu as beaucoup de kilométrages à ton actif mais tu restes la même!

  • Répondre Nadia 2 février 2016 - 22 h 00 min

    Merci de partager ton quotidien de manière aussi transparente et sincère.

  • Répondre Astrid El Chami 3 février 2016 - 5 h 24 min

    Bravo ! Tu gères ta vie comme un artiste et sa palette :) Ton travail est sérieux, frais, intelligent, bref tout ce qu’il y a de plus chouette ! Pas de bonheurs sans sacrifices… :)

  • Répondre Curieuse Voyageuse 3 février 2016 - 9 h 03 min

    Qu’il est inspirant ton post chère Marie-Julie !
    Félicitations pour ce superbe parcours et pour avoir toujours su rester fidèle à toi même :)
    Une bise de Paris !

  • Répondre Chrissand 3 février 2016 - 10 h 53 min

    Très bel article qui résume ta vie. L’envers du décor n’est pas si rose pour autant. Beaucoup de contraintes pour toi et ta famille mais tu as la chance de pouvoir faire le métier que tu aimes.

    Bonne continuation à toi et merci pour tout ce que tu apportes à la « blogosphère voyage »

  • Répondre Réjean Lavoie 4 février 2016 - 14 h 58 min

    TRÈS intéressant! Le monde trouve donc que tout ça a l’air facile… Continue ton excellent boulot!

  • Répondre laponico 5 février 2016 - 5 h 35 min

    Très intéressant la manière dont tu réussis à concilier vie de famille et voyages. Pour ma part c’est assez difficile de faire des choses « perso », ma moitié mettant énormément de veto…je rêverais pourtant qu’elle comprenne que j’ai besoin d’une certaine dose de liberté, ça me fait rêver de voir que certains y arrivent !

  • Répondre Sarah Zendrini 5 février 2016 - 5 h 57 min

    Superbe article, plein d’authenticité, j’adore ! L’envers du décor en toute transparence, une part des chose magnifiquement faite je trouve. Enormément de travail, épicé de beaucoup de joie, de sincérité et d’une sublime plume. Un bonheur de lire cet article. Merci pour le partage et heureusement que tu ne l’as pas supprimé… :-)

  • Répondre Manu 5 février 2016 - 10 h 19 min

    Article très intéressant et passionnant :) On sent la difficulté qui s’oppose au plaisir.

    Et j’adore ta fin, les gens que tu n’oublies jamais : les gens qui pensent toute l’année à leur voyage et qui ont envie qu’il soit inoubliable.

    Merci pour ce très bel article.

  • Répondre martine 5 février 2016 - 17 h 20 min

    J’adore!!!! Quel beau parcours! Et c’est très bien écrit! Merci de me conforter dans mon idée que famille et enfants ne sont pas incompatibles avec les voyages!

  • Répondre Antoine - lionsroad.eu 5 février 2016 - 19 h 34 min

    merci, ton article est très inspirant. Il ressemble à un grosse fête de l’indépendance et de l’authenticité ! :-)

  • Répondre La sélection du mardi #37 - Le Blog Expedia 9 février 2016 - 5 h 02 min

    […] Lire la suite sur Les coulisses de la vie d’une chroniqueuse voyage […]

  • Répondre Maman Voyage 16 février 2016 - 7 h 31 min

    Je me retrouve à 100% dans ton article. Et en ce moment comme nous voyageons autour du monde, c’est plus difficile que d’habitude de combiner vie de famille, voyage et travail. Alors je me dis qu’il faut que je m’accorde « des vacances dans les vacances » sauf que c’est pas si simple, que j’adore ce que je fais, que là il est bientôt l’heure de se coucher en Australie mais que je veux répondre à mes lecteurs en France, rendre un article pour un guide de voyage et continuer de peaufiner l’itinéraire pour notre prochaine destination ! Te lire me fait me sentir moins seule dans mon cas même si je me doute que c’est le quotidien de nombreux blogueurs voyage. On a une vie de rêve mais ça demande de l’énergie ! J’espère que j’aurai l’occasion de te croiser un jour !

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 22 mars 2016 - 12 h 09 min

      Effectivement, rien n’est parfait! Oui, au plaisir de te croiser quelque part…. En attendant, je suis tes pérégrinations en famille de loin!

  • Répondre Taste reunion 15 mars 2016 - 8 h 17 min

    Super, on en apprend vraiment beaucoup sur le métier. Vraiment, ça donne envie. Après, c’est vrai qu’il faut un certain équilibre familial si on voyage seul(e) et qu’on laisse les enfants à la maison. Chapeau en tout cas, et bonne continuation !
    Par contre, regarder un film dans l’avion = bonheur ?? L’écran est tout petit et souvent de mauvaise qualité, et il faut utiliser ses propres écouteurs et mettre le son au max pour suivre le film ! Mais bon, c’est peut-être différent pour vous, en classe affaire ! 😀

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 15 mars 2016 - 9 h 47 min

      Hahaha!!!! Je n’ai jamais le temps de me gaver de ciné, alors j’en profite dans l’avion!

  • Répondre Delphine / 7h09 6 juin 2016 - 5 h 41 min

    Bravo pour cet article, je l’ai dévoré ! J’adore les articles sur les coulisses et sur les « making of »… Et puis c’est bien aussi de dire la vérité à ceux qui ne connaissent pas ce monde là. Ça remet les pendules à l’heure. À bientôt !

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