États d'âme hébergement

Et si on se réconciliait avec le camping ?

29 août 2016

Je l’ai souvent dit/écrit : le camping et moi, ce n’est pas exactement une histoire d’amour. J’ai des souvenirs de tentes transformées en piscine et de nuits à grelotter ma vie en me demandant pourquoi je m’infligeais pareil supplice. En contrepartie, j’avoue envier secrètement ceux qui partent pour de longues randonnées et parviennent à roupiller dans n’importe quel contexte. Moi, d’hab, j’aime bien voir des étoiles AUSSI sur l’enseigne d’un hôtel.

Cet été, j’avais promis à ma fille et mon homme de camper «pour de vrai». Pas question de se contenter de la formule «prêt-à-camper» que j’aime tant : nous monterons nous-même la tente! Est arrivée au même moment la possibilité d’une collaboration avec Coleman.

C’est donc équipée d’une tente, d’un matelas de-la-mort-qui-tue, d’une tente moustiquaire, d’une glacière, d’une chaise et d’une lampe Coleman que je suis partie sur les routes de la Nouvelle-Écosse un matin d’août. Moi qui aime tant voyager léger, cette fois-ci, j’ai cédé : nous avons loué une voiture que nous avons remplie à pleine capacité, histoire de maximiser nos chances de bien profiter de l’aventure.

La première nuit en Nouvelle-Écosse, tous les endroits où nous souhaitons nous arrêter affichent complet. Nous aboutissons dans un site de Chéticamp, sur l’île du Cap-Breton. L’endroit correspond en tous points aux clichés qui m’ont tenue loin du camping ces dernières années. Devant et derrière nous, des groupes nous regardent installer notre tente, bière à la main. Plus caricatural que ça, tu te retrouves dans un film mettant en vedette Guy A Lepage et Sylvie Moreau ! La nuit venue, il vente tellement que j’ai l’impression que nous survolerons bientôt l’Atlantique. À peine deux heures dans les bras de Morphée, qui semble haïr autant le camping que moi cette nuit-là.

Le lendemain, nous empruntons la mythique Cabot trail. Vous dire à quel point c’est beau (j’en reparlerai bientôt)! Oui, autant que le clament les brochures touristiques. Malgré la fatigue et la grisaille, je m’arrête toutes les dix minutes pour prendre des photos.

Nous rejoignons ma sœur et sa famille au camping de Meat Cove, tout au nord de l’île. Cette nuit-là, je dors comme un bébé. Nous avons choisi (je devrais plutôt dire : ma sœur a choisi !) un emplacement moins venteux et la vue imprenable sur les falaises me fait presque oublier qu’il m’est impossible de recharger mes 44327842 gadgets électroniques. J’ai envie de crier : «VIVE LE CAMPING!»… jusqu’à ce que je me retrouve frigorifiée la nuit suivante, alors que le mercure descend sous les 10 degrés (non, il n’y a rien de parfait).

Camping de Meat Cove, à l'île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse

Camping de Meat Cove, à l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse

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Les emplacements de camping sont disséminés un peu partout sur le site à Meat Cove

Mes constats ? Je préfère encore ne pas me doucher pendant quelques jours et avoir un vrai sentiment de communion avec la nature que coucher dehors (ou presque) avec 100 inconnus qui, le soir venu, se livrent le concours du plus gros ronfleurs (pas besoin de concours, je déclare mon homme, mon beau-frère et ma sœur ex-aequo😂), même si tout le monde sent bon (quoique tout est relatif, hein). En fait, c’est simple : si j’arrive à entendre les voisins ronfler, c’est que je ne devrais pas être là (ça vaut aussi pour les hôtels).

L’emplacement joue un rôle majeur dans l’expérience. Je ne comprends pas l’intérêt de «faire du camping pour faire du camping» (quand mon budget est serré, je n’ai aucun problème à m’arrêter dans une auberge de jeunesse). Par contre, pour se retrouver dans un site paradisiaque inaccessible autrement, c’est OUI!

Ne vous méprenez pas : je ne passerai pas mes étés à camper. Mais l’idée de me retrouver loin de tout, avec des gens que j’aime, dans un cadre sauvage, me plaît assez… deux ou trois nuits par été ! 😉

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P.S.: Pour lire mes billets sur le site de Coleman, par ici !

À lire également: Prêt à camper? (sur Avenues.ca), Un week-end dans les Cantons-de-l’estPrêtes à camper!, Envie d’aller camper cet été? 

J’ai été rémunérée pour rédiger cinq billets sur le site de Coleman et effectuer quelques publications sur les réseaux sociaux (avec le mot-clic #ad à la fin de chacun).

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8 Commentaires

  • Répondre Lili 29 août 2016 - 12 h 24 min

    Pas simple le camping ! Nous en avons fait deux jours cet été, le site n’était pas top et nous étions bien trop les uns sur les autres à mon goût. Avec une météo mitigée, nous avons terminé en gîte étape, ce qui m’a davantage convenu !

  • Répondre Itinera Magica 29 août 2016 - 20 h 02 min

    J’adore le camping et je voudrais en faire plus, mais je me heurte à la loi (France)… le camping sauvage est interdit presque partout… il faudrait que je trouve plus de trucs et astuces sur ce sujet.

  • Répondre Un été fou ! - Taxi-Brousse 30 août 2016 - 11 h 18 min

    […] au parc aquatique Calypso. Ensuite, road trip de deux semaines en famille au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse (le seul moment où j’ai pris une pause d’écriture, de radio et de télé), suivi de […]

  • Répondre Corinne 3 septembre 2016 - 7 h 06 min

    Ahaha, j’en reviens pas qu’on se soit mises au camping cette année. J’ai commencé à regrouper une série de gadgets géniaux aussi, comme la lampe LED gonflable solaire :p La montagne nous atteeeend! Vieeeens campeeer!

  • Répondre yagola 6 septembre 2016 - 12 h 11 min

    Je suis passée par une trentaine de sites de camping différents cette année et après quelques nuits, je m’ennuyais de l’intimité des parcs nationaux. On est gâtés au Québec avec la Sépaq. Je déteste les campings de ville où les gens s’installent pour des semaines et vont aux soirées bingo. Mais un terrain où j’entends les huards toute la nuit, je capote.

  • Répondre vivreuneaventure 7 septembre 2016 - 13 h 42 min

    Mais c’est top le camping enfin le bivouac surtout !

    Surtout lorsque la lumière du soleil te réveille, que tu mets ton nez en dehors de ta tente pour apercevoir une vue magnifique 🙂

    De jolis souvenirs

    Pour répondre à ITINERA MAGICA , camping sauvage tu peux sur le principe bivouac, campe le soir et repars aussitôt le lendemain matin ou la règle du pas vu pas pris 😉

    Mais aussi pour ceux qui veulent faire du camping plus “local” il y a le site de Gamping en Europe tout du moins. Je ne sais pas s’il y a la même chose dans vos contrées canadiennes 🙂

    Le principe c’est de camper dans le jardin de l’habitant donc c’est pas mal 🙂

    N’hésite pas à voyager en Bretagne lorsque tu repasses par la France, j’ai l’impression que c’est une région peu connue chez vous !

  • Répondre Dubois 20 octobre 2016 - 11 h 48 min

    Les campings à la nature offrent la paix et le calme absolus, d’immenses espaces convoités par des millions de citadins chaque année ainsi qu’une grande occasion de vivre son quotidien à l’extérieur. Le camping à la nature est le camping par excellence !

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