Livres

Mon premier roman dans Histoires de filles en sac à dos !

1 novembre 2018
J’ai longtemps écrit en pleurant. D’abord de la poésie, mon obsession entre 14 et 19 ans. Puis, de grands trucs existentiels et des histoires beaucoup trop intimes. Pour l’ado et la jeune adulte que j’étais, l’écriture, c’était du sérieux. Et forcément un brin dramatique.
À l’époque où je signais, la plume beaucoup plus légère, des reportages pour des magazines, on m’a approchée pour faire de la littérature dite « féminine » (ou chick lit, si vous préférez). Après tout, n’était-ce pas ce que je faisais déjà un peu ? C’était à l’époque où le genre explosait au Québec. Je trouvais que celles qui occupaient le créneau faisaient de l’excellent boulot et j’étais trop collée sur les thématiques qui auraient pu m’inspirer de bonnes histoires pour écrire librement.
Et puis, je l’avoue, j’étais terrorisée autant par les étiquettes que par l’ampleur de la tâche à accomplir. J’avais, à ce moment, un seul livre publié à mon actif, et une peur bleue d’être mise dans une case de laquelle je ne pourrais plus sortir.

Le déclencheur

Le gâteau « Histoires de filles en sac à dos » signé Cake-toi, le soir du lancement. Photo : Blanches Bulles Photographie

Mon plus grand rêve a toujours été d’écrire des romans (et de vivre dans un autre siècle à Paris pour pondre des vers en buvant de l’absinthe avec mes idoles, mais c’est un peu moins possible, mettons*). Mais pas avant d’avoir vécu un peu.
Le temps a passé. J’ai pris un virage 100% voyage (ou presque). J’ai publié pas mal de livres en tous genres, tous liés au voyage, sauf Mama Cool, série de chroniques humoristiques sur la maternité, et la série Lily Têtue, mais toujours pas de roman pour les grands. Certains ont connu beaucoup de succès (comme Le voyage pour les filles qui ont peur de tout, coécrit avec Ariane Arpin-Delorme), et d’autres, beaucoup moins (j’aurais tant aimé que mon récit Cartes postales du Canada, qui a une place particulière dans mon coeur, touche plus de lecteurs !).
Un jour, alors que j’étais en train de me demander comment j’arriverais à passer à travers ma « to do list », je réponds à mon cell (je ne réponds JAMAIS au téléphone – je coupe le son 90% du temps et ne remarque jamais quand quelqu’un appelle).
– Salut Marie-Julie ! On veut faire un tome sur les voyages en sac à dos dans la collection Histoires de filles et on a pensé à toi…
C’était Ingrid des éditions Goélette, où j’ai publié mes albums pour enfants, il y a une dizaine d’années.
– Je n’ai pas le temps, mais ça me tente trop pour te dire non. Faut quand même que je valide un ou deux trucs avant de te dire oui, par contre…
J’ai décidé de plonger, inspirée par la thématique, mais complètement paniquée. Écrire 20 000 mots avec du concret, pas de problème. Mais 20 000 mots en moins de trois mois à partir de rien, alors que je dois continuer à gagner ma vie en même temps ? OUF.

Mon premier roman

Ma fille et deux de ses amis, le soir du lancement. J’en profite pour préciser que mon histoire s’adresse aux adultes et ne convient pas aux enfants. Photo : Blanches Bulles Photographie

Les faits, pour quelqu’un qui a passionnément aimé le journalisme, sont rassurants. Mais il y a plus… Comment arriver à être à la hauteur d’un projet qu’on a si longtemps rangé dans un coin de sa tête en disant « un jour » ? En vieillissant, les grands rêves prennent encore plus d’expension et en viennent à faire aussi peur que les monstres qui se cachaient sous notre lit, enfant.
Pourquoi y suis-je alors arrivée cette fois-ci ? D’abord parce que je n’ai pas trop réfléchi. De toute façon, je n’en avais pas le temps ! À cause du format, aussi. La montagne m’apparaissait franchissable, puisque je pouvais apercevoir le sommet dès le départ. Et puis, avoir un thème permet d’avoir des balises (que je perçois comme des bouées plutôt que des contraintes, personnellement). J’ai, de plus, imaginé une héroïne avec qui je n’ai rien en commun, à part la couleur des chaussures de course et du sac à dos (acheté une fois mon histoire terminée, pour l’anecdote). Quel sentiment de liberté de ne pas être soi ! Le fait d’avoir deux «colocs» de livre m’a également enlevé une pression ÉNORME. La date de remise étant très proche, je n’ai pas eu le temps non plus d’enculer des mouches, ces pauvres bêtes que j’ai beaucoup trop torturées dans ma vie.
Bref, je suis très contente de ne pas avoir écouté la voix de la raison, qui m’a fait entrevoir le précipice dans lequel je m’apprêtais à me jeter les heures après avoir dit oui.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Marie-Julie G / Taxi-Brousse (@technomade) le

Alors, cette histoire ?

Ce projet, c’est du pur divertissement. Aucune autre prétention que celle de vous faire voyager ! Du GROS, GROS FUN.
Pour moi, ça reste toutefois beaucoup plus qu’une courte lecture de vacances dans un collectif : c’est un pas de plus vers ce rêve qui me tend les bras depuis l’enfance. Comme tout le monde (titre de mon roman) a été écrit avec un énorme sourire au visage… et une envie folle de récidiver. Pas de larmes en écrivant : plutôt de grands éclats de rire seule devant mon ordi. J’aime, ça, moi, partir à la conquête de nouveaux sommets. Et maintenant que je me sais capable d’aller jusqu’en haut, sky is the limit !
Note à moi-même : dans les moments de vertige, me rappeler que j’ai quelques kits d’ailes de rechange si l’une se brise en cours de vol. Non seulement j’arrive toujours à planer, mais je prends un plaisir fou à contempler le vide une fois là-haut.
* Je n’aime MÊME PAS l’absinthe ! 😀 Et oui, j’ai tripé sur Midnight in Paris. 😉

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Quelle merveilleuse soirée de lancement pour Histoires de filles en sac à dos! 💃🏻 . Merci tout plein à @on.est.ou, qui a été la cheffe d’orchestre de l’événement (sans toi, il n’aurait pas eu lieu, ce lancement!), au @bistropavillon, qui nous a si chaleureusement accueillies et a concocté de savoureuses bouchées, à @volt_design pour la fabuleuse tunique (je l’aime TELLEMENT!!!), à @ameliebruneaulongpre pour la mise en beauté, à @caketoi pour le gâteau aussi beau que bon (MIAM!!!), à @blanchesbulles pour les superbes photos, à la @fondationcancerduseinduquebec, à qui est remis 1$ pour chaque livre vendu, à @ingremazeilles, @mlou888, toute l’équipe des @editions_goelette_et_coupdoeil et à @nlakhdariking, à l’origine de cette collection si chouette, ainsi qu’à tous ceux qui sont passés nous voir… 📖 . Pour les autres, il ne reste qu’une chose à faire : l’acheter !!! En librairie dès demain ! 🍾 . Lecture parfaite pour les vacances! 🏖 . #1livre3romans #lancement #livre

Une publication partagée par Marie-Julie G / Taxi-Brousse (@technomade) le

1$ pour chaque livre est remis à la Fondation du Cancer du sein
P.S. : Merci à Ingrid et Nadia d’avoir pensé à moi pour ce projet, à Mélanie pour l’organisation du lancement et le support moral, à Marilou Charpentier et toute l’équipe des Éditions Goélette et Coup d’œil, au Bistro Pavillon, merveilleux restaurant qui vient d’ouvrir ses portes, rue Sainte-Catherine Est, à VOLT design pour la superbe tunique portée le soir du lancement, à Mélanie Crête de Blanches Bulles Photographie, à Amélie Bruneau-Longpré pour la mise en beauté, à Cake-Toi pour le superbe gâteau, et à mes collègues/réds chef/éditeurs pour leur compréhension et leur patience. Je le sais bien, que je ne suis pas toujours facile à suivre.
P.P.S. : Avant le prochain roman pour adultes, je mijote deux autres livres qui me font pas mal triper… Je vous en reparle en 2019 !
Pour voir d’autres photos du lancement, prises par Mélanie Crête de Blanches Bulles Photographie, rendez-vous sur Hollywood PQ.

HISTOIRES DE FILLES EN SAC À DOS EST MAINTENANT EN LIBRAIRIE (AU QUÉBEC) !

Trop contente de publier de la fiction !

Sur la photo de la une, prise par Mélanie Crête de Blanches Bulles Photographie au Bistro Pavillon : Mélanie Leblanc, Marie-Julie Gagnon et Nadia Lakhdari King. Mise en beauté : Amélie Bruneau-Longpré. Ma tunique est signée VOLT design.

Vous pourriez également aimer

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :