Prendre le large Réflexions Voyager en famille

Confessions d’une voyageuse en série

29 juin 2018
Le virus du voyage, je l’ai attrapé à la fin des années 1990. Avant, j’étais beaucoup trop préoccupée par ma carrière pour me permettre de « perdre du temps » à faire autre chose ! C’est en ayant l’impression de tourner en rond, après sept ans de journalisme et de contrats en télévision, que j’ai révisé mes positions. À partir de ce moment, toutes les raisons étaient bonnes pour voir du pays. Des exemples ?

J’ai été accro aux aubaines de dernière minute.

Avant même qu’Internet fasse partie de mon quotidien et que je change mes priorités, alors que j’arrivais à peine sur le marché du travail, je téléphonais régulièrement à l’agence D-7, qui enregistrait sur son répondeur la liste des forfaits tout compris à rabais de la semaine (quelqu’un s’en souvient ?). Je n’avais pas un rond et je n’imaginais pas pouvoir prendre des vacances avant 100 ans, mais le fait d’entendre des montants PRESQUE à ma portée me permettait de croire qu’un jour, je serais moi aussi dans l’un de ces avions que je voyais traverser le ciel avec envie.

À Cuba en 2000, où je m’étais rendue avec cinq copines. Photo : Valérie Dansereau

J’ai déjà choisi une compagnie de déménagement pour récolter des points Aéroplan.

Je suis membre de plusieurs programmes de fidélité, mais Aéroplan est sans doute le programme pour lequel j’ai fait le plus de pirouettes pour accumuler des points au fil des ans. À combien de sondages en ligne ai-je répondu pour en gagner ? D’ailleurs, Aéroplan a récemment annoncé six changements majeurs qui seront effectifs dès 2020 – incluant des façons d’accumuler des milles plus rapidement et la possibilité de réserver auprès d’un plus grand nombre de transporteurs aériens. Bien curieuse d’en savoir plus !
La chose la plus inusitée que j’ai faite pour obtenir un maximum de points ? Sans doute choisir une compagnie de déménagement parce qu’elle était membre du programme (à la même époque, j’ai aussi embauché un maître Feng Shui pour me convaincre de ne PAS acheter une maison à Laval, alors ça vous donne une idée de mon état à ce moment-là, haha !). Le déménagement s’est très bien déroulé, mais nous avons dû refaire des boîtes cinq mois plus tard… Pas de points supplémentaires cette fois-là, mais on a fait de la muscu gratisss !

En Inde avec ma soeur en 2004. Photo : Caroline Gagnon

J’ai participé à un nombre incalculable de concours pour gagner des voyages.

J’ai longtemps rempli tous les coupons de participation aux concours permettant de remporter un voyage, surtout en ligne. Je n’ai jamais gagné (à part dans des événements destinés aux médias, plusieurs années plus tard), mais les moments passés à rêver à ces éventuels séjours m’apportaient déjà beaucoup.

J’ai élaboré des dizaines d’itinéraires de tours du monde.

Alors que je ne savais pas trop comment arriver à voyager plus, je consacrais une bonne partie de mes temps libres à imaginer des trajets en comparant les billets pour faire le tour du monde auprès de différentes compagnies aériennes. Là encore, j’avais mémorisé les restrictions de certaines compagnies et j’avais une bonne idée des destinations qui m’auraient permis d’en voir le maximum en payant le moins possible.
Les billets tour du monde étant peu avantageux au départ de Montréal, j’opterais sans doute pour des segments de vols séparés si je décidais de réaliser ce vieux rêve aujourd’hui.

À Sintra, au Portugal en 1998. Mon premier voyage en solo !

J’ai presque craqué pour les croisières « gratuites ». 

Vous vous souvenez de cette vague d’appels nous promettant des croisières gratuites (ou presque) il y a une dizaine (douzaine ?) d’années ? Avant qu’on se mette à dénoncer la situation, j’ai pris la peine de bombarder de questions l’un des agents. J’ai bien sûr décidé de ne pas aller de l’avant, mais j’ai sincèrement considéré la chose pendant un moment, ne serait-ce que pour en avoir le cœur net. La suite a démontré que j’ai bien fait de me ressaisir !

J’ai enseigné l’anglais en Asie malgré mes lacunes dans cette langue.

Avec ma classe, à Taïwan

À 26 ans, lorsque j’ai eu envie de partir vivre à l’extérieur du pays pendant un an, j’ai évalué plusieurs possibilités de boulot à l’étranger. J’avais, au départ, l’intention de filer en Australie, mais le hasard a fait que j’ai déniché un emploi de professeur d’anglais à Taïwan. Malgré les cours avancés que je venais de suivre à Vancouver, je ne maîtrisais pas parfaitement ma langue seconde. J’ai su par la suite qu’il était plus facile, à l’époque, pour une Caucasienne avec un niveau d’anglais acceptable (mais imparfait !), de décrocher ce genre de contrat que pour n’importe quel étranger – surtout un homme – noir ou avec des traits orientaux…  même si son anglais était impeccable. Heureusement, j’enseignais à des débutants ! (Pour ceux qui sont curieux, je raconte ce chapitre de ma vie dans Cartes postales d’Asie, publié chez Mémoire d’encrier en 2007.)

Je connais par cœur le nombre de milles nécessaires pour se rendre dans plusieurs des 1300 destinations couvertes par Aéroplan.

J’ai beau être nulle en maths et ne retenir aucun numéro de téléphone, j’ai tellement scruté les tableaux des primes Aéroplan depuis mon adhésion au programme à la fin des années 90 que je peux vous dire spontanément combien de milles sont nécessaires pour aller dans à peu près n’importe quel coin de pays. J’ai cependant toujours privilégié les courts vols vers des aéroports où les frais et autres taxes sont minimes. Une année, j’ai même réservé des vols pour Tampa pour ma famille en plein mois de juillet (3 X 25 000 points). Je garde d’ailleurs un souvenir mémorable de St. Pete Beach et des dauphins qui nous suivaient pendant notre jogging matinal sur la plage !

À Vancouver, où j’ai étudié l’anglais en 2000

J’ai vécu quelques histoires d’amour impliquant des avions.

Plutôt que de voir la distance comme un obstacle à mes relations amoureuses, du plus loin que je me souvienne, je l’ai toujours perçue comme un bonus. J’aimais autant ressentir le manque de l’autre que l’éventualité des retrouvailles.
Étant mariée depuis maintenant 15 ans (oui, avec un homme rencontré sur un autre continent), je me suis calmée (!), mais je reste persuadée que mes escapades fréquentes pour le boulot contribuent à me rapprocher de mon mari plutôt qu’à m’éloigner de lui. Les retrouvailles, c’est tout aussi génial à la maison !

Vous, qu’avez-vous à confesser ?

P.S. : Une bonne cinquantaine de pays visités plus tard, je porte un regard très tendre sur cette fille rêveuse qui n’était pas certaine d’arriver à faire de son rêve sa réalité. Et je suis remplie de gratitude envers mon maître Feng Shui, qui m’a conseillé de ne pas acheter de maison à Laval ! HAHAHA !
P.P.S. : Ne vous méprenez pas : j’aime Laval ! Mais en touriste. 😉
J’ai touché une rémunération de la part d’Aéroplan pour la rédaction de ce billet. Toutes les opinions émises sont toutefois 100 % les miennes. Tel que mentionné dans mon billet, Aéroplan vient de faire une promesse à ses membres basée sur six engagements visant à transformer la planification de voyages et à personnaliser notre expérience. Dès 2020, nous pourrons accumuler plus de points, plus vite. Partyyyyy!!!

Suivez-moi sur TwitterFacebook et Instagram !

Vous pourriez également aimer

1 commentaire

  • Répondre Chantale 7 juillet 2018 - 14 h 41 min

    À la suite de la lecture de ton article, j’ai eu envie de changer ma carte de crédit pour un programme Aéroplan. Toutefois, je pense que je ferais mieux d’attendre considérant l’incertitude avec AirCanada… ☹️
    https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1033159/air-canada-aeroplan-propre-programme-fidelisation

  • Laisser un commentaire

    %d blogueurs aiment cette page :