EnTransit.ca Fragments

Heureuse d’un printemps… argentin

4 décembre 2013

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C’est à cause de lui que j’ai eu le goût d’aller à Buenos Aires. J’avais envie de sentir son souffle dans mon cou. De le laisser me caresser au rythme du tango. Pour lui, je suis toujours prête à tromper ma patrie. Toujours prête à plier bagage pour aller retrouver le printemps!

Pendant que l’été des Indiens semblait se pointer le bout du nez à Montréal (mieux vaut tard que jamais !), moi, je me jetais dans les bras de cette saison pleine de promesses. Le printemps comme le début. Une histoire à écrire. Les premières pages d’un livre dont on ne sait rien. L’inspiration. Le printemps comme un voyage…

***

Un soir de septembre, en 2009

Copine Nadine: Je pars pour Buenos Aires en novembre!

Moi: Wow! As-tu envie d’avoir une coloc pour quelques jours?

Copine Nadine: Pourquoi pas?

Il n’en fallait pas plus pour que je me retrouve dans un avion d’Air Canada une soixantaine de jours plus tard. Le projet était un peu dingue, je dois l’admettre: quitter Montréal un samedi soir et le retrouver le jeudi matin suivant. Une longue date avec le printemps de l’hémisphère Sud. Ou un «coït interrompu», selon le point de vue où l’on se place.

Quelque part au-dessus du Chili...

Quelque part au-dessus du Chili…

Il faut dire qu’il n’a lésiné sur aucun détail pour me faire tomber sous son charme, déployant les fleurs mauves de ses jacarandes et son soleil radieux. Même les perroquets, aussi verts que les feuilles des arbres, sont venus me saluer !

***

6a00e54f916452883401287591ccfb970c-1J’aurais voulu prendre le temps de partager quelques tranches de vie en direct, mais comment rester devant un écran alors que le printemps nous offre son bras?

Je l’ai pris. Je l’ai laissé mener la danse, comme toute bonne danseuse de tango (ce que je ne suis pas, cependant!).

C’est ainsi que j’ai perçu le printemps de Buenos Aires: un parfait gentleman qui sait se présenter sous son meilleur jour sans pour autant gommer ses travers. Qui reste droit et festif en dépit des coups durs. Charmant sans être clinquant.

Malgré la fin de la crise économique qui a affligé l’Argentine en 2001, les bidonvilles n’ont cessé d’étendre leurs tentacules au cours des dernières années, me raconte Firmin, Argentin marié à une Jeannoise «pur bleuet» et qui a vécu au Québec pendant treize ans. Au-delà de San Telmo, Palermo, Recoleta, La Boca et autres quartiers privilégiés par les touristes, la vie n’a pas toujours la douceur de la confiture de lait.

On en voit d’ailleurs de petits bouts dépasser ici et là: dans les parcs, où les itinérants sont plus visibles; entre les branches des gommeros, où d’autres sans-abris ont élu domicile. À Recoleta, la pauvreté semble se balader avec une marquise fluorescente à travers les enseignes Louis Vuitton, Mont-Blanc et autres Cartier… C’est aussi ça la vie.

Bien sûr, en quatre petites journées, je ne prétends pas avoir saisi l’essence de la capitale argentine. J’ai à peine eu le temps de constater ses contrastes et de sentir battre son coeur.

J’ai l’impression d’avoir mis dans un sac toutes les suggestions reçues par courriel, Twitter et Facebook, secoué le tout et tiré au sort. Cette fois-ci, j’ai opté pour le «menu dégustation». Comme mes conseillers pointaient souvent dans la même direction, je pense avoir eu le temps de savourer quelques bonnes spécialités locales. Par contre, ce n’est pas ici que j’ai vécu d’énormes chocs culturels. Quiconque a voyagé en Europe trouvera facilement ses repères à Buenos Aires, surnommé «le Paris de l’Amérique du Sud».

Je suis bien sûr allée regarder les gens danser dans une milonga, boire un café con leche au légendaire Café Tortoni, rendre visite à Evita au cimetière de Recoleta et j’ai goûté différentes déclinaisons du dulce de leche. J’ai aussi rencontré Mafalda et assisté à un spectacle à grand déploiement dans un hôtel boutique signé Philip Starck.

Casa Bolivar, dans le quartier San Telmo, où j'ai partagé un appart avec une amie

Casa Bolivar, dans le quartier San Telmo, où j’ai partagé un appart avec une amie

Confiteria Ideal

Confiteria Ideal

Crêpe au dulce de leche

Crêpe au dulce de leche

Ma copine Nadine à la Librairie El Ateneo

Ma copine Nadine à la Librairie El Ateneo

Tango show de Rojo Tango Faena Hotel Universe

Tango show de Rojo Tango Faena Hotel Universe

Et maintenant que j’ai pris quelques petites bouchées, je veux essayer tous les plats!

Hasta Luego, Argentina !

P.S.: Merci à ma complice de voyage, avec qui j’ai partagé quelques bons repas, plusieurs coupes de vins et un nombre incalculable de commentaires sur le mâle argentin!

(Ce billet a d’abord été publié sur le défunt blogue EnTransit.ca le 12 novembre 2009.)

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4 Commentaires

  • Répondre Fanny Dumond (Destino Buenos Aires) 4 décembre 2013 - 13 h 57 min

    Marie Julie je comprends qu’il s’agit d’un ancien article mais si par hasard tu reviens par ici n’hésite pas à me contacter, je serai ravie de te rencontrer car je suis une de tes fidèles lectrices !
    Je suis française et vis ici depuis près de 5 ans. Je livre mes anecdotes sur cette ville et quelques pensées sur l’expatriation sur mon blog http://destinobuenosaires.blogspot.com
    Hasta pronto !
    Fanny

  • Répondre à Marie-Julie Gagnon Annuler la réponse.

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