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Les photos que je n’ai pas prises

22 octobre 2018
L’image prend de plus en plus de place dans nos vies. On Instragrame, on stories, on Facebooke live à qui mieux-mieux. Bien sûr, on ne montre que le beau. Pourtant, tout est loin d’être toujours aussi parfait que ce que laissent croire nos photos…
Il y a les voyages qu’on a pas faits pour 1001 raisons. J’ai des rendez-vous manqués avec Bali, qui m’obsède depuis mes 17 ans, avec le Vietnam, la Birmanie et le Laos, constamment reportés depuis mes premières pérégrinations asiatiques. Dans le cas du premier, je devais m’y rendre en lune de miel en 2002, alors que nous vivions à Taïwan, mais les attentats nous ont fait réviser nos plans. J’ai dû zapper la Birmanie, où j’avais prévu mettre le cap après mon premier séjour en Thaïlande en solo à cause de l’instabilité, et une pneumonie m’a forcée à annuler un voyage au Vietnam à la dernière minute. Quant au Laos, j’y suis bien passée après une balade en bateau depuis Chiang Rai, mais tout ce que j’ai vu, c’est une enfilade de magasins de souvenirs !
Il y a aussi tous les fails du quotidien, une fois sur place. Combien de fois me suis-je heurtée à des portes closes parce que j’avais mal noté les heures d’ouverture ou que des changements avaient été apportés ? Ce fut le cas notamment pour le Musée d’art islamique de Doha et la célèbre gelateria San Crispino, à Rome (ben quoi ? La crème glacée, c’est aussi un art, non ?). Et je ne vous parle même pas des vols annulés ou manqués !

La santé d’abord

J’ai aussi testé les systèmes de santé des quatre coins de la planète un peu trop souvent à mon goût. J’ai pensé avoir attrapé le paludisme au moins cinq fois pendant les trois mois que j’ai passés au Burkina Faso, mon premier long voyage. Il n’en était rien. Par contre, des amibes ont bel et bien tenté de coloniser mon ventre (j’ai peut-être trop regardé Alien – les bestioles que j’imaginais m’ont sans doute fait plus mal que les vraies).
En Asie, deux bonnes intoxications alimentaires m’ont rendue un peu plus prévoyante (ou parano, c’est selon). Plus jamais je ne mangerai une tranche de jambon dont le goût m’apparaît douteux au départ (« Peut-être que ça goûte comme ça ici ? » Heu… NON.) ni ne surestimerai ma capacité d’adaptation (« Après trois mois à Taïwan, je peux bien laver les champignons pour ma salade avec l’eau du robinet, non ? » Heu… RE-NON).

Pont de bambou, au Cambodge

Mais avouons-le, pire encore que les maladies, il y a…. la peur des maladies. Ayant une «légère» tendance à l’hypocondrie (OK, j’ai la « légèreté » un peu lourde, je l’admets), s’il y a une chose que je ne néglige pas quand je pars, c’est bien ma santé. Avant chaque voyage dans une contrée exotique, j’appelle la clinique du voyageur où je me rends régulièrement depuis une vingtaine d’années pour vérifier si certains de mes vaccins ont besoin d’une mise à jour. Sur place, je consulte un médecin pour obtenir des prescriptions d’anti-paludéens et de médicaments destinés à régler d’éventuels bobos sur la route. Je suis généralement les recommandations des professionnels de la santé que je consulte, mais je prends le temps de faire le tour de la question avant de prendre une décision. Tout dépend aussi du contexte et du type de voyage. Je m’assure aussi que mes vaccins de base, comme ceux protégeant contre le tétanos et les hépatites A et B, sont à jour.
Il m’est arrivé de recevoir un vaccin qui protège contre le E. coli entérotoxinogène (ETEC) causant la diarrhée du voyageur pour m’assurer une certaine paix d’esprit. Je fais également attention à ce que je bois et mange (même les glaçons peuvent être contaminés par la bactérie ETEC !), pour éviter de voir mes vacances gâchées, peu importe leur durée. Jusqu’à 70 % des personnes qui se rendent dans un pays en développement peuvent contracter la diarrhée à ETEC au cours d’un séjour de deux semaines*. Présente surtout au Mexique et dans les Caraïbes, cette bactérie se retrouve aussi ailleurs dans le monde. Cela ne m’empêche pas de bien manger et de me laisser tenter par la cuisine de rue ! Il ne faut pas virer (plus) fou non plus.
Après avoir hésité, j’ai également reçu le vaccin contre l’encéphalite japonaise avant un long séjour en Asie parce que je ne savais pas dans quelles conditions j’allais me retrouver et que je voulais m’assurer d’être le mieux protégée possible si je décidais de dormir dans des habitations plus rudimentaires, en campagne (chose que j’ai faite, d’ailleurs).

Dans un village du Cambodge

Non, on ne dit pas toujours tout. Je ne sais pas quelles photos j’aurais prises à Bali, en Birmanie ou au Vietnam, mais une chose est sûre : le jour où j’irai enfin, vous serez BOMBARDÉS de clichés. 😀
Vous, quels sont vos plus grands fails de voyage ?
* Source : Valneva Canada
J’ai touché une rémunération de la part de Valneva Canada pour la rédaction de ce billet.

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5 Commentaires

  • Répondre Amandine 23 octobre 2018 - 5 h 41 min

    C’est drôle, j’ai un article dans mes brouillons qui porte le même titre que cet article ! Je verrai bien si j’arrive à le terminer un jour (lui et les quelques dizaines d’autres brouillons en attente 😅). Et oui, on ne dit pas toujours tout sur un blog voyage, il y a tous ces fails, imprévus et nouveaux chemins que l’on emprunte de façon imprévue… ça nous est déjà pas mal arrivé également. Un des derniers en date c’est le Guatemala et un trek de plusieurs jours en pleine forêt tropicale… on s’est dit qu’enceinte, avec tous les moustiques et zika qui traîne, ce n’etait peut-être pas une bonne idée ! Mais ce n’est que partie remise 😉

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 1 novembre 2018 - 11 h 01 min

      Bien hâte de lire ça! 😉 Et effectivement, enceinte, un trek de longue durée dans la forêt tropicale n’est peut-être pas l’idée du siècle! Hahaha!

  • Répondre Sylvie Bernard 31 octobre 2018 - 16 h 35 min

    Nous en avons planté quelques-unes de ces photos jamais prises : Le coucher du soleil sur le Taj Mahal parce que le jour où nous devions y aller, c’était fermé, du coup nous avons vu le lever du soleil (très chouette), les Dolomites parce que que la batterie de l’appareil numérique tombe en carafe (c’est plutôt bête, mais en moto ce n’est pas simple), le froid, la pluie et autres joyeusetés, la voiture qu’il faut changer et le voyage que l’on projetait de faire qui tombe à l’eau et dernièrement à Naples où nous avons choppé un virus qui nous a scotché deux jours nous privant de certaines visites qui nous tenaient à cœur. Du coup, nous essayons à chaque fois d’en profiter au maximum et essayons de relativiser les impondérables lorsqu’ils arrivent.

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 1 novembre 2018 - 11 h 05 min

      Tout à fait! Et puis, les rendez-vous manqués peuvent faire germer d’autres idées de voyages, qui réservent parfois de merveilleuses surprises…

  • Répondre Chrissand voyage 4 novembre 2018 - 6 h 20 min

    On ne peut pas tout prévoir et avoir un voyage ou des voyages parfaits.
    Pour notre part on a déjà eu des fails, comme perdre toutes les photos du voyage, louper des correspondances, tomber en panne dans un desert de sel de la cordillère des Andes… Ca fait partie du voyage. On en rigole après coup mais avec l’âge (et surtout les enfants) on a tendance à bien + planifier les séjours 😉

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