Actualité

Parce qu’on est en 2015 (jusqu’à demain soir)

30 décembre 2015

Chère 2015,

Tu m’as offert des moments fantastiques sur les plans perso et pro et as mis sur mon chemin des gens extras tant au Québec qu’à l’étranger. Merci, merci, merci. Je me sens privilégiée.

Tu m’as fait vivre de grandes émotions, aussi. Jamais l’actualité, nationale comme internationale, ne m’aura fait autant pleurer, tantôt d’effroi, tantôt de joie. De grandes tristesses causées par les drames vécus en Syrie et en France, notamment (non, je ne suis pas insensible au reste du monde), mais aussi par les réactions de mes compatriotes.

Les drames nous confrontent immanquablement à nos croyances et à nos valeurs. Cette année, j’ai vu des gens pour qui j’ai de l’affection et de l’estime révéler des facettes que je ne leur connaissais pas. Et je ne parle même pas des pseudo-analystes qui sévissent sur les réseaux sociaux!

Quand la peur brouille à ce point le jugement, on en revient systématiquement au même constat: l’éducation, même si elle ne se mesure pas en diplômes selon moi, reste la base de tout. Le jugement, on ne naît pas avec (et on passe notre vie à l’affiner). Ce qu’on a vécu ces derniers mois va bien au-delà du «qui a raison, qui a tort». Voilà pourquoi je ne supporte pas de voir le monde se diviser alors que, plus que jamais, nous devrions avoir des élans d’humanité.

Chère 2015, peux-tu bien me dire ce qui t’est passé par la tête en faisant de Donald Trump l’un de tes personnages principaux? Ce n’est pas tant de lui dont je me méfie, mais de ceux qui gobent bêtement ses idioties (je pourrais dire la même chose de certains chroniqueurs québécois, remarque). Vraiment, je me serais bien passé de ses apparitions quotidiennes sur mes écrans.

Tu es la première, année qui s’achève, à m’avoir vue me prendre sincèrement de passion pour la politique canadienne. Moi-même étonnée de mon émoi suite à l’élection de Justin Trudeau, j’ai rapidement constaté que mon enthousiasme n’était pas partagé par tous. Ceux qui s’en sont réjouie l’ont été intensément, mais les autres – particulièrement les détracteurs de Trudeau père – ont accueilli sa victoire avec beaucoup d’amertume.

Oui, une année pleine de rebondissements. L’impression, par moment, de vivre dans un film…

En 2015, j’ai aimé:

• Toutes les choses positives mentionnées dans ce billet.

• Voir partir Stephen Harper. L’accueil réservé à Justin Trudeau n’aurait pas été aussi chaleureux si un autre que Harper avait été au pouvoir avant.

• L’élan de solidarité envers les réfugiés syriens.

• La prise de conscience collective au sujet des autochtones. C’est un début.

• Croiser les copains voyageurs des quatre coins du monde un peu partout.

• Le nouveau Star Wars.

• Jean Leloup partout. Parce qu’on en a jamais assez.

• Le pilates. Il m’a fallu me retrouver en panique chez mon médecin à cause d’intenses douleurs au cou et au dos pour m’y mettre (c’est ce qu’il m’a «prescrit»). Une sacrée belle découverte!

• Le nouveau look de Taxi-Brousse. Non, je n’ai pas fait ça toute seule! (Je connais aussi bien mes forces que mes faiblesses…) Il était temps de donner à ce blogue un petit coup de pep. Quelques points négatifs, toutefois: j’ai perdu tous mes «likes» et partages dans le revamping, en plus d’un autre bogue lié à l’ancienne adresse qui a foutu un sacré bordel.

• La chanson Ex’s & Oh’s.

• Le (lent) changement de mentalité de la blogosphère. Je me sens souvent comme un dinosaure dans ce monde. Le «behind the scene» m’ennuie profondément. Le SEO? Je parle mieux chinois… De plus en plus d’experts relativisent la portée des chiffres. À long terme, je crois fermement que qualité et authenticité paient bien plus que quelques coups d’éclat bien orchestrés. (Et non, je n’ai aucune envie que Taxi-Brousse devienne mon gagne-pain, pour toutes ces raisons et pour bien d’autres…)

En 2015, j’ai détesté:

• La peur qui s’est insinuée chez les voyageurs depuis les attentats de Paris. Je refuse cette peur, que je me surprends moi-même à ressentir parfois quand je dois prendre l’avion.

• Les amalgames, la discrimination, le manque de nuances… J’ai souvent dit que voyager m’a appris à accepter ce que je ne pouvais pas contrôler et à cesser de vouloir à tout prix bâtir des ponts quand je n’arrive pas à voir l’autre côté du fossé. Depuis quelques mois (et encore plus depuis les attentats de Paris), je dois lutter pour me rappeler de ces apprentissages même au Québec. Des chocs culturels, j’en vis maintenant constamment sans quitter le pays.

• Les copieurs, les menteurs et les arnaqueurs. Une vraie plaie dans le monde du blogging et des réseaux sociaux!

• Le lynchage sur les réseaux sociaux. Ceux qui le pratiquent ne valent pas mieux que les copieurs, menteurs et arnaqueurs de l’énoncé précédent à mon avis.

• Les “tag someone” de tout acabit. Je. N’en. Peux. Plus. Si j’avais envie de taguer quelqu’un – ou de liker ou de partager – après avoir vu un post dans lequel on me dicte de le faire, c’est clair qu’elle s’est dissipée.

• L’attitude hautaine de ceux qui se considèrent comme de «vrais» journalistes envers David Desjardins.

• L’uniformisation d’Instagram. J’en ai glissé un mot dans cette chronique.

• Les «auto-likes». Comment dirais-je…. #malaise.

• Les Segway, encore et toujours. What’s the point quand on peut marcher ou faire de vélo?

• La mode du coloriage pour les adultes. *Bruit de criquets.*

• Les messages automatiques sur Twitter. Come on, en 2015! Un «Merci de nous suivre» reçu sur Twitter = une envie immédiate de me désabonner. Et je ne parle même pas de ceux qui synchronisent leurs comptes Facebook et Twitter. Je n’aurais jamais cru que cela puisse exister encore en 2015… (Je sais, je passe trop de temps sur les réseaux sociaux. Je suis facilement agacée par un million de pratiques!)

• Mon addiction aux produits Apple.

• Que Johnny Depp épouse une autre que Vanessa Paradis.

• Que des gens continuent de partager des conneries sur Internet. Allô?

Bonne fin de règne, 2015! Moi, je file terminer ce contrat qui s’étire pour accueillir 2016 du bon pied…

 Vous, quels ont été vos «j’aime/j’aime pas» de l’année?

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1 commentaire

  • Répondre mesSouvenirsdeVoyage 1 janvier 2016 - 13 h 51 min

    Merci pour ton article très franc ! C’est relativement rare d’avoir ce genre d’articles sur le web ! Bravo !
    J’ai moi aussi été choqué par les évènements tragiques mais aussi rassurée par les élans de solidarité un peu partout… Moins intéressé par les reprises politiques et le plaisir de certains à surfer sur cette vague…

  • Répondre à mesSouvenirsdeVoyage Annuler la réponse.

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