Réflexions

L’habituel relatif

31 octobre 2009
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Avec Corinne, de passage à Montréal (Photo: Corinne Bourbeillon)

J’adore redécouvrir mon coin de pays à travers les yeux d’étrangers (je sais, je l’ai dit 1000 fois au moins). Cela me permet de questionner mes acquis, donc de vivre chez moi ce que j’aime le plus en voyage. C’est pour me rappeler ces particularités culturelles que je ne vois plus (et que je n’avais même jamais vues avant d’être allée bourlinguer les premières fois) que j’aime aller jeter un coup d’oeil aux blogues d’Olivier Pierson, d’Americanso et d’Audrey, une copine française installée temporairement dans la métropole qui s’obstine à garder son blogue privé (petit message ici Audrey!:-P). Montréal m’apparaît alors sous un autre éclairage. Je voyage à travers leurs mots dans une ville différente de la mienne.

De la même manière, je me passionne pour les récits de voyageurs en Asie, particulièrement quand ils sont Québécois. C’est fou à quel point le filtre culturel génère des réflexions similaires. En lisant les billets d’Isabelle Ducas sur Les baguettes en l’air, je relis le fil de mes propres réflexions, il y a quelques années déjà (ô nostalgie!). Et je réalise à quel point ce qui était inhabituel il n’y a pas si longtemps encore ne l’est plus. À quel point ce désormais-habituel-ex-inhabituel me manque, également!

Voyager, c’est laisser des petits bouts de soi un peu partout, mais aussi voir apparaître de nouvelles branches là où l’on ne savait même pas qu’on avait des noeuds.

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Aucun commentaire

  • Répondre Corinne 31 octobre 2009 - 17 h 20 min

    C’est si juste… J’adore le blog d’Audrey pour ça. J’éclate de rire à chaque petite particularité si québécoise ou si montréalaise qu’elle a repérée avec tant de finesse (bien hilarant, le coup de la station-service où y’a un gars avec son caribou dans le pick-up qui fait une halte donut…). Et je vais aller découvrir ceux que tu indiques.

    En Asie, ça m’amuse toujours quand je suis en compagnie de voyageurs qui y mettent les pieds pour la première fois et posent un œil neuf sur tout un tas de trucs qui ne me font même plus sourciller et me paraissent désormais “normaux” : les familles entières entassées sur un même scooter, les petits restos de rue où on bouffe des nouilles sur des chaises minuscules, la circulation de dingue où tout le monde klaxonne systématiquement, etc. etc.

    😉

  • Répondre Julie 1 novembre 2009 - 10 h 27 min

    J’ai adoré les cartes postales montréalaises de Corinne (dont j’ai connu le blogue sur celui-ci, merci MJ!). Son point de vue sur la ville est vraiment intéressant, ses photos superbes.
    Dans les yeux d’un étranger, on peut voir les beautés que l’on côtoie tous les jours sans les remarquer. Les autobus jaunes, par exemple. J’ai trouvé ça trop drôle de constater qu’elle les trouve charmants mais à bien y penser, c’est vrai qu’ils ne sont pas si mal!!
    On a beaucoup à gagner à s’intéresser au regard des autres sur ce que l’on est, je trouve. C’est fascinant, le recul!

  • Répondre Marie l'urbaine 3 novembre 2009 - 0 h 01 min

    Et moi je n’ose répéter – mais je vais le faire ! – qu’un de ces regards que je préfère, c’est celui des Québécois en France, comme Des Nouvelles d’Édouard de Michel Tremblay et Les Français aussi ont un accent de Jean-Benoît Nadeau. J’adore !

    J’ai beaucoup aimé les billet de Corinne sur Montréal !!! Y’a même ne photo prise au coin de chez nous (Plaza St-Hubert), coin rarement photographié si on compare au Plateau, disons !!!

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