Boulot Caraïbes Réflexions

Retour difficile

15 décembre 2008

Comme toujours, le boulot accumulé pendant mon absence me laisse bien peu de temps pour récupérer de ma semaine intense de voyage. Moi qui étais si fière d’être parvenue à ne pas casser les oreilles de mes collègues en parlant constamment de ma fille (remarquez, je leur ai sûrement cassé les oreilles avec un million d’autres trucs! lol) et si heureuse de constater que cette dernière semblait très bien s’être accommodée de mon absence, voilà que je ne peux pas faire un pas sans qu’elle s’agrippe à moi et passe en mode «crise» pour un rien. Pas facile de rencontrer les deadlines dans ces conditions!

Malgré tout, je suis très heureuse d’avoir pris part à ce voyage, le premier sans bébé depuis sa naissance. Évidemment, voyager avec des inconnus n’a rien à voir avec partir avec des copains. Comme le faisait remarquer un collègue, c’est très étrange de côtoyer aussi intimement des gens que n’avions jamais rencontrés auparavant. Même si j’ai trouvé chacun de mes comparses de très bonne compagnie, après 4-5 jours, la sauvage en moi aurait eu besoin d’un peu de solitude. De temps pour «digérer» et ancrer ses impressions. Faire fi des commentaires des autres. Car nous n’avons bien sûr pas tous été conquis par le pays. En tout cas, moi, pas de doute, j’y retournerai. Ne serait-ce que pour l’humour des Jamaïcains, qui assument pleinement les clichés associés à leur île, et pour l’héritage africain, bien présent.

Il y a trop à dire pour «garocher» un paquet de faits, en vrac. J’ai particulièrement hâte de partager ma journée à Nine Mile, village natal de Bob Marley!

Pour le moment, je vous laisse en compagnie de quelques personnages croisés au hasard de ma route. Les deux premiers sont des vendeurs de souvenirs. Le troisième est le guide de notre promenade en radeau de bambou (je n’ose appeler ça du rafting, même si c’est le nom officiel!). Les enfants accompagnés de leur père revenaient de l’école, à Falmouth. «Mr Sunshine» et son dromadaire («his girl», comme il le disait à la blague), ont été aperçus à Prospect Plantation. Quant au cuisinier, il travaille au restaurant Mikado du Grand Bahia Principe (de la cuisine «japanicaine»!).

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Chapeau à Valérie Martin de Transat, qui a veillé à l’organisation du voyage (et de mon excursion à Nine Mile, un «extra»). C’était impec’! 

To be continued

P.S.: Heu oui, je sais, il n’y a pas beaucoup de femmes sur mes photos… lol

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Aucun commentaire

  • Répondre Marie l'urbaine 15 décembre 2008 - 22 h 47 min

    Bon retour ! 🙂
    Ouf, moi aussi, mon petit me demande beaucoup depuis mon retour, une crise la nuit, par-ci par-là.. pfff!) Merde pour la suite des choses !
    Géniale tes photos. Vraiment. Méchantes belles personnes que tu as croisées ! Moi, je suis fidèle à moi-même, j’arrive pas à prendre des gens en photos, ou alors, j’ose pas les mettre sur mon blogue. Faut dire que les autochtones d’Amérique latine HAÏSSENT se faire prendre en photos… Alors imagine les mettre sur Internet – j’oserais jamais. (snif) Même les photos du LP Bolivie montrent peu de gens ou alors ceux-ci penchent la tête – à 2 exceptions près ! (Je me suis reprise avec des photos de la ville de Sucre qui me fait TELLEMENT tripper.)

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 15 décembre 2008 - 22 h 58 min

    Je n’ai aucun mérite: les Jamaïcains acceptent généralement d’emblée de se faire photographier, même avec un joint au bec! Et puis, je trouve que souvent, prendre une photo est un bon prétexte pour entamer la conversation (remarque que l’inverse est aussi vrai: parfois, c’est après avoir sympathisé qu’on prend les meilleures clichés!). C’est mon boulot après tout de poser plein de questions! 😉

  • Répondre Pierre-Luc 15 décembre 2008 - 23 h 59 min

    C’est fou pareil à quel point ça semble vraiment être pas loin d’une religion Bob Marley.

    C’est par souci économique ou c’est sincère ?

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 16 décembre 2008 - 0 h 15 min

    @ Pierre-Luc: Bob Marley a été le meilleur ambassadeur de la religion rastafari (j’y reviendrai). Quant à la sincérité, j’en doutais moi aussi mais chaque fois que j’ai posé la question à des gens (une bonne vingtaine de personnes), tous me répondaient ne pas être las de sa musique (sauf un en fait). Mais c’est sûr qu’il y a aussi l’aspect mercantile à ne pas négliger!

  • Répondre Veronique 16 décembre 2008 - 22 h 55 min

    Effectivement pas mal beaux ces Jamaicains… 😉 Bon retour dans la neige!

  • Répondre Paula 16 décembre 2008 - 23 h 18 min

    Ces portraits sont des rayons de soleil dans la grisaille ambiante, merci!

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 17 décembre 2008 - 13 h 19 min

    @ Véronique: Merci! Pour un accueil, c’en est tout un! Encore aujourd’hui, la neige ne cesse de tomber…
    @ Paula: Merci! 🙂 J’ai tellement hâte d’avoir le temps d’écrire d’autres billets…

  • Répondre Catherine 17 décembre 2008 - 15 h 21 min

    Allo MJ,

    Toutes les femmes du Montréal Office sont jalouses et veulent connaître le p’tit nom et le statut social du joli jamaicain avec le chandail de Bob Marley!!

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 18 décembre 2008 - 12 h 22 min

    @ Catherine: Ah! Lui, il en a suscité des commentaires sur Facebook! Hi! Hi! Tout ce que je sais, c’est qu’il est l’un des rares qui vendait des statuettes «décentes» au petit bazar où nous sommes arrêtés. Attend de voir celles des autres!!!

  • Répondre à Pierre-Luc Annuler la réponse.

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