Amérique Canada Tour du Canada en 31 jours Trouvailles

Ô Canada…

28 avril 2008

Je fais actuellement des recherches pour une série de reportages touristiques en famille à travers le Canada (d’ailleurs, il nous manque toujours un commanditaire, si jamais vous avez des pistes…) et je réalise que je connais très peu mon propre pays.

 

Vous saviez, vous, que c’est au Manitoba qu’on trouve la plus importante communauté de reptiles au monde ? Plus de 50 000 serpents vivent dans la région de Narcisse ! Qu’il y a des chutes réversibles au Nouveau-Brunswick ? Un Musée de la pomme de terre à l’Île-du-Prince-Edouard ? 

 

Que l’une des plus belles plages du pays selon les experts, Grand Beach, ne se trouve ni au Nouveau-Brunswick, ni en Colombie-britnanique mais au Manitoba ? Qu’il y a un désert au Canada (Sonoran), dans la vallée de l’Okanagan (surnommée « Napa du Nord » par The New York Times) ? Que la Colombie-britannique est quatre fois plus grande que la Grande-bretagne ? Qu’il y a un lac plus salé que la mer Morte en Saskatchewan, le Petit-Manitou ? Que des hordes de touristes asiatiques débarquent aux Territoires du Nord-Ouest d’août à mai pour voir des aurores boréales ?

 

Nouveau-Brunswick

 

Je vais me coucher moins « niaiseuse » ce soir !

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Aucun commentaire

  • Répondre Marie l'urbaine 28 avril 2008 - 22 h 22 min

    Tiens, puisque tu pales du Canada, j’ose te poser une question…

    Mes plus grands prises de consience identitaires, je les ai vécues en voyage. C’est ailleurs qu’on découvre le plus clairement son identité, pas vrai ?

    Eh bien, ma question à 100 piasses : que réponds-tu aux gens qui te demandent d’où tu viens ?

    Moi, j’ai l’impression de ne pas dire “toute la vérité” quand je réponds “Canada” (dans le fin fond de l’Asie, je pense que “Canada” doit sonner comme “un des états des États-Unis” !). Si je ne réponds que “Québec”, je sais que je devrai donner plein d’explications (à part dans quelques pays de la Francophonie, s’entend). J’ai fini par trouver que la réponse qui me convient le mieux c’est “du Canada, dans une province où l’on parle français, le Québec. Nous sommes 7 millions de francophones au Canada”. Et dans le temps du Titanic, je rajoutais : comme Céline Dion (j’étais au Sri Lanka et ça m’évitais bien des incompréhensions ! En fait tout devenait clair dans les yeux de mon interlocuteur ! Merci Céline ! hin hin)

    Ahhh c’est pas simple ! Et j’ai découvert que pour bien d’autres voyageurs il est difficile de nommer sa citoyenneté. Ainsi les Américains en Syrie et au Viet Nam, entre autres… Les Israéliens dans certains pays musulmans (s’ils ont pu entrer grâce à une double citoyenneté). Donc mon problème québéco-canadien n’est pas si pire finalement 🙂

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 28 avril 2008 - 22 h 48 min

    Mine de rien, tu viens de résumer 3-4 pages de mon livre Cartes postales d’Asie… lol

    Le concept de l’identité nous apparaît à la fois tellement abstrait et tellement acquis avant d’être obligé de la définir ! À force de me faire poser la question, j’en suis venue à me dire que je n’étais ni tout à fait québécoise, ni tout à fait canadienne, et encore moins «citoyenne du monde», une belle utopie à mon avis (on est forcément forgés par notre milieu, puis par nos expériences, mais on ne peut jamais prétendre appartenir «au monde»!).

    Je répondrais le plus souvent «French Canadian». J’ai réalisé avec le temps que ce qui me définissait le mieux, c’était ma langue.

    Mais quand je n’ai vraiment pas envie de répondre, je sers la même réplique qu’à ceux qui me demandent mon âge: «ça dépend des jours!» 😉

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 28 avril 2008 - 22 h 58 min

    Et puis tu sais, pour moi, partir à la découverte du Canada, c’est vraiment comme partir découvrir un pays étranger. Plus je lis, plus je me rends comptes que je ne connais pas ce pays qui est supposé être le mien. Plusieurs raisons à cela à mon avis : mes tendances souverainistes à l’adolescence (je viens quand même du Lac-St-Jean !), la distance, et mon désintérêt pour la culture anglo pendant longtemps (oui, je m’y suis finalement intéressée, oui, j’ai finalement appris l’anglais et je l’ai même enseigné !). À ce moment de ma vie, j’ai envie d’en savoir plus. Je ne crois plus à l’indépendance du Québec (et honnêtement, je me suis vraiment lassée du sujet – comme de la politique provinciale et nationale d’ailleurs). Je crois en la rencontre de l’autre, peu importe ses traits, sa langue et sa nationalité. C’est ça qui m’intéresse avant tout.

    Probablement aussi parce qu’à force de me soûler d’exotisme, j’ai compris que mon propre pays risquait de m’offrir sa dose de chocs culturels lui aussi…

    Est-ce que je me sens canadienne ? Pas certaine d’avoir une réponse à cela. Mais est-ce que je me sens québécoise ? Spontanément, je dirais oui, mais en y réfléchissant, je ne suis plus sûre… J’ai épousé un Africain, j’ai vécu en Asie, j’ai un bébé mulâtre et je crois en la réincarnation même si je prie Dieu.

    Peut-on dire que j’ai une identité « à la carte » ?

  • Répondre Paula 29 avril 2008 - 7 h 52 min

    Tu me redonnes envie de parcourir le Canada de nouveau! Je l’ai arpenté de long en large dans la vingtaine (le pouce, c’est pas cher!), mais j’avoue que je l’ai délaissé ces dernières années. J’y reviendrai. Et oui, j’ai eu mon lot de chocs culturels dans “mon” pays… Passe un été à travailler avec des “Reborn Christians”, et c’est une autre culture que tu découvres. 😉
    Et pour ce qui est de la question de l’identité, ouf… Je crois que chaque identité est à la fois unique et multiple.

  • Répondre Marie l'urbaine 29 avril 2008 - 22 h 15 min

    Sujet trop intéressant ! 🙂

    En vrac :

    – son propre regard de voyageur, qui s’émerveille de tous les détails, on peut le poser même dans sa prore ville ! Comme tu le fais sur ce blogue d’ailleurs 🙂 C’est ce que je fais. Alors pour un pays immense comme le Canada, c’est sûr que j’aborderais un voyage dans les autres provinces avec des yeux de voyageuse, point. Je m’émerveillerais assurément, mais ça m’étonnerait que je ressente un sentiment d’appartenance (ça ne m’est pas arrivé ni en Ontario ni dans les Maritimes en tous cas).

    – J’ADORE ta réponse “ça dépend des jours”!

    – Pour moi aussi la langue est super importante dans mon identité.

    – Autant je suis “internationale” (ma belle-famille sri lankaise -tu te souviens de Saminda dans Embarquement immédiat ? :), le fait que je parle 3 langues, les multiples voyages…) et aime les rencontres de cultures, autant j’aime cela parce qu’il y a des cultures, justement. Ça rejoint le concept de diversité culturelle. En ce sens, je trouve super important de s’identifier à une culture. Moi je me sens Québécoise (ouverte sur le monde), une amie à moi dont les parents sont européens a fini par trouver : elle est montréalaise – peu importe, je crois que c’est important. Et si tu as trouvé la tienne – à la carte – c’est cool ! Et ta fille aura à trouver la sienne aussi – elle part avec une richesse incroyable, mais justement si mon chum et moi étions de cultures différentes je trouverais super important de faire découvrir à notre enfant ses cultures d’origine – les deux ! – comme source d’émerveillement et comme éléments de son identité !

    Il est TEMPS que je lise ton livre ! 🙂 Et si j’ai autant de fun qu’à lire ton blogue… attachez-moi quelqu’un !

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 29 avril 2008 - 23 h 00 min

    Hi! Hi! Non, qu’on ne l’attache pas! Tes réflexions me font réfléchir et c’est super…

    La question qui tue: as-tu un sentiment d’appartenance quand tu voyages au Québec? 😉 Moi, je ne peux pas répondre oui en étant tout à fait honnête. Mais je pense quand même que c’est dans ma province natale que je me sens le plus près de mon «chez nous».

    En réalité, je dis toujours que mon port d’attache n’est pas un lieu, mais ma famille, les gens que j’aime. Il doit y avoir un peu de ça dans mon identité.

    100% d’accord avec l’importance qu’un bébé «hybride» grandissent dans les deux cultures. Pas aussi évident qu’on pourrait le croire cependant…

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