États d'âme Réflexions

Est-ce si grave de ne pas réaliser tous ses rêves ?

5 novembre 2016

Une copine écrivait hier, sur Facebook, avoir réalisé que son rêve d’entrepreneuriat n’était pas fait pour elle après avoir participé à un concours, encourageant au passage les projets de ceux qui étaient allés de l’avant. J’ai trouvé son statut franchement rafraichissant et inspirant, en cette époque où on nous balance partout de jolies phrases toutes faites pour nous sommer de réaliser nos rêves et d’aller au bout de nous-mêmes. Et si, aller au bout de soi, était aussi pouvoir admettre qu’il y a parfois un fossé entre ce qu’on souhaite et ce qui est vraiment bon pour nous ?

La comparaison facile : les relations amoureuses. Nombreuses sont celles à avoir eu un jour cette espèce d’épiphanie : le beau mec ténébreux qui nous torture le coeur ne nous rendra pas heureuse (« Oui, mais il est tellement… imparfaitement PARFAIT ! » – oui, je sais). Idem pour le boulot : si on considérait davantage les traits de personnalité plutôt que se fier surtout aux résultats scolaires et aux carrières en vogue, bien des étudiants – et des parents ! – vivraient moins de désillusions.

C’est la même chose pour le voyage. J’ai longtemps été de ceux qui le prônent à tout prix. Je ne comprenais – et ne comprends toujours pas, remarquez – qu’on préfère s’acheter un écran géant plutôt que des billets d’avion. Mais si quelqu’un n’a pas vraiment envie de voir du pays, pourquoi le juger ? Si, après deux ou trois voyages, une personne ne ressent plus l’appel de l’ailleurs, pourquoi en faire tout un plat ? Ce n’est peut-être tout simplement pas son truc (et ce, même si elle en a rêvé toute sa vie !). Mes propres parents n’ont jamais franchi la frontière. Tous deux jurent pourtant être très heureux ainsi, dans leur bois, à observer la nature au quotidien (et je les crois – même si je soupçonne la phobie de l’avion de ma mère d’avoir pris le pas sur sa curiosité). Et puis, à chacun sa façon d’explorer, non ?

Là où je tique, c’est quand on me dit rêver de voyage, mais qu’on trouve une foule de raisons pour ne pas le faire. Quand on me sort l’argument financier à répétition, par exemple, je ne peux m’empêcher de sourciller. Je possède très peu de biens matériels parce que mes priorités restent de pouvoir bourlinguer, manger au resto (je déteste cuisiner) et m’acheter une bonne bouteille de vin de temps en temps (tant pis pour le sofa dernier cri !). Alors quand une personne souligne ma « chance » chaque fois que je pars en voyage, j’ai envie de répondre qu’en ne changeant pas de voiture tous les trois ans ou en claquant tout son fric au moment des soldes, elle pourrait aussi partir plus souvent ! Évidemment, je sais bien que pour certains, ni l’un ni l’autre de ces choix n’est accessible. Mais dans bien des cas, l’absurdité du commentaire m’apparaît flagrante.

Alors, est-ce grave de ne pas réaliser tous ses rêves ? Je ne crois pas, si la décision résulte d’une vraie prise de conscience et est pleinement assumée. Certains rêves sont jolis à contempler, mais ne correspondent pas à ce qui nous convient dans la réalité. Et puis, il est toujours temps de s’en fabriquer de nouveaux, non ?

Je fais partie de ceux qui ont toujours des tas de rêves, des vieux comme des nouveaux. Je suis toutefois plus en paix aujourd’hui avec l’idée (qui m’apparaissait HORRIFIANTE il y a quelques années) de ne pas pouvoir TOUT faire ni aller PARTOUT. Je n’ai aucune envie, non plus, d’aller dans les régions les plus extrêmes qui soit juste « pour y être allée ». Je ne ressens pas/plus ce désir de prouver quoi que ce soit à quiconque (ni à moi-même – non, je ne comprendrai jamais l’élan qui a poussé Mylène Paquette à traverser l’Atlantique à la rame en solo, bien qu’elle ait l’air fort sympathique). Les rêves des uns ne sont pas forcément ceux des autres… C’est d’ailleurs ce qui nous pousse à juger si facilement ceux qui semblent « abdiquer » alors qu’au contraire, ils se sont peut-être tout simplement rebranchés sur leur propres besoins, après avoir idéalisé des modèles qui conviennent mieux à d’autres.

Un autre facteur qu’on oublie souvent influence aussi nos décisions : la santé et les limites physiques, qui ne sont pas les mêmes pour chacun, peu importe l’âge. Mon corps réagissant fortement à l’altitude et aux éléments en général (allô, le chinook à Drumheller !), j’ai mis de côté – pour le moment, du moins – le Bhoutan et le Pérou, contrées qui me font rêver depuis plus de deux décennies (j’irai peut-être un jour malgré tout, avec les médicaments adéquats). Un problème à l’oreille interne qui a laissé des traces m’empêche aussi de pratiquer certaines activités qui demandent beaucoup d’équilibre (je n’ai par exemple pas fait de vélo depuis six ans). Mais la planète est si grande que je ne manque pas de projets pour autant.

Pour d’autres, c’est une maladie qui cause l’annulation d’un voyage. C’est arrivé récemment à Amandine d’Un sac sur le dos. Heureusement, bien souvent, ce n’est que partie remise. Ça m’est arrivé à moi aussi : en 2010, une pneumonie m’a obligée à annuler une escapade au Vietnam, dont je n’ai toujours pas foulé le sol. Peut-être en 2017 ? Oui, j’en rêve toujours… Amandine et François, eux, en ont profité pour jeter les base d’un autre projet (encore plus) fou.

Est-ce parce que je m’assagis/vieillis que ces réflexions m’apparaissent aujourd’hui comme des évidences ? Sans doute. Si j’ai parfois de petits pincements au coeur en pensant aux ténébreux torturés qui ont croisé ma route (oui, des « tellement… imparfaitement PARFAITS ! »), je reste persuadée d’avoir fait le bon choix en m’engageant avec quelqu’un de beaucoup plus terre-à-terre (et de tout aussi « imparfaitement PARFAIT », les bibittes en moins;-). Les montagnes russes, c’est bien, mais ça ne fait pas pousser grand chose.

Je pense qu’il en est de même pour tous les choix de vie. Quelques essais-erreurs sont parfois nécessaires pour savoir si un rêve vaut vraiment la peine d’être poursuivi. Voyager, oui, mais pas n’importe où ni n’importe comment. Rêver ? Toujours, mais en gardant les yeux grands ouverts.

P.S. : Tant qu’à y être, peut-on en revenir de l’éternel débat «touristes vs voyageurs »? Si ça la rend heureuse, votre voisine, d’aller dans un « tout compris » une semaine par an, où est le problème ?

P.P.S. : Je triche, je ne suis pas supposée écrire ici en ce moment. Je travaille à l’écriture (et la coordination, dans un cas) de trois livres en ce moment et j’ai réduit mes autres activités au minimum. Mais parfois, ça fait du bien d’écrire de manière spontanée, au moment où l’envie se pointe, pour le simple plaisir… De retour sur ce blogue de manière plus régulière en février 2017  ! D’ici là, je continue de collaborer environ une fois par semaine à la section Partir d’Avenues.ca, ainsi qu’aux émissions Les Éclaireurs et à Salut, bonjour! week-end de façon sporadique.

P.P.P.S. : Oui, ces trois livres – tous liés au voyage – me rendent profondément heureuse, même s’ils exigent que je bouge un peu moins pendant quelques mois ! 🙂

À lire également : Get a life… or a sofa, Le voyage rend-il plus heureux que les biens matériels ?, Éloge de la fuiteNous sommes tous des touristesÇa va être ma fêteOn ne peut pas plaire à tout le monde et La chance.

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25 Commentaires

  • Répondre Elle dit 8 | Joëlle 5 novembre 2016 - 16 h 13 min

    Ravie de lire ce billet spontané entre deux chapitres de tes ouvrages futurs 🙂 Le rêve est propre à chacun. On peut se donner les moyens d’en réaliser qques uns (+ j’avance, + je me déleste du superflu pour voyager encore et encore), en laisser d’autres en lévitation parce qu’ils nous font du bien là où ils sont (quitterai-je le professorat pour le journalisme? No sé…) et en abandonner en route parce que c’est mieux ainsi. Lorsque le rêve devient diktat, lorsqu’on s’en sert pour juger ceux des autres, prendre du recul peut s’avérer nécessaire… Lors d’un voyage, tiens! Pourquoi pas? 😉

  • Répondre Amandine 6 novembre 2016 - 6 h 22 min

    Merci Mari-Julie pour cette belle réflexion ! On ressent tout à fait le côté spontané, la question qui t’es apparue (alors que tu es sensée travailler sur autre chose 😉 du coup, l’article à ce petit côté « défendu » 😉 ) : c’est, personnellement, ce que je préfère écrire, les réflexions autour du voyage !

    Merci pour les mentions à notre « mésaventure » qui débouche sur une nouvelle aventure (encore plus folle, effectivement !) 😉 Avec du recul, ce nouveau projet, auquel on rêve depuis des années, mais qu’on pensait devoir attendre un peu avant de pouvoir le réaliser (pour des raisons économiques principalement), nous correspond d’avantage que le projet de 4 mois, on l’on passait rapidement d’un pays à l’autre. Bien sûr, ne pas retourner au Japon nous attriste (surtout qu’avec le départ pour 3 ans, on sait qu’on n’ira pas « bientôt ») : tout choix demande des sacrifices ! Mais nous nous sentons plus en accord avec nous-mêmes dans la réalisation de ce projet…

    Et avec ce grand projet, ça veut dire aussi qu’on va se revoir « bientôt » : on débarque à Montréal en février ! 😀

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 6 novembre 2016 - 8 h 00 min

      Montréal en février? Yahoooo!!!!! Seul hic: je risque d’être sur la route moi aussi! Vous passerez combien de temps dans les parages?

  • Répondre Nath' 6 novembre 2016 - 14 h 46 min

    Hello,
    Une bien jolie réflexion qui déborde de spontanéité : on sent le cri du cœur ! 🙂

    Je pense que plus que de rêver, il est important d’être connecté à ses besoins qui peuvent évoluer au fil du temps, des aléas de la vie. Totalement d’accord, il faut des rêves qui collent avec soi-même. J’adore voyager ais je n’ai pas envie de collectionner les voyages juste pour les rayer sur une wish list…
    Il ne faut jamais arrêter de rêver, mais on peut rêver différemment selon les périodes de la vie…

  • Répondre Johanne 6 novembre 2016 - 17 h 34 min

    Très intéressante réflexion. J’aime les gens qui se remettent en question ou qui osent changer de trajectoire. Ça m’inspire. Pour ma part, j’ai réalisé un vieux rêve il y a quelques années en voyageant sur le Transsibérien. Quelques mois plus tard, je réalisais un autre rêve en visitant New York pour la première fois. Bizarrement, ces deux aventures ne m’ont pas laissée dans la plénitude espérée. Elles m’ont plutôt plongée dans un doute profond. Je me suis franchement demandé si j’aimais vraiment voyager. Jusque-là, j’étais toujours allée à l’étranger pour de longs séjours, pour étudier ou travailler. Et je pense que ce que j’aime, davantage que voyager, c’est changer de vie, carrément. Bien sûr, j’adore les aéroports, les gares, être sur la route, dormir à l’hôtel… Il y a beaucoup de choses que j’adore des voyages… Mais j’ai changé. Je ne suis plus prête à voyager à n’importe quel prix. Et il y a un petit quelque chose de spécial, sur lequel j’ai du mal à mettre le doigt, qu’un voyage doit m’apporter pour m’exciter…

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 8 novembre 2016 - 6 h 21 min

      Très intéressant! J’ai eu la réflexion inverse après quelques semaines à Taïwan, me disant que ce que j’aimais par-dessus tout, c’était voyager et non m’installer. 🙂 Par contre, quelques mois plus tard, une fois bien acclimatée, j’étais heureuse d’être restée et je rêve, depuis, de revivre une autre expérience d’expatriation (rêve que j’ai mis de côté parce que ma fille, elle, est très bien dans sa ville et RÊVE de rester avec ses amis! Non, nos rêves ne doivent pas non plus entrer en compétition avec ceux des gens qu’on aime et je considère plus important en ce moment de réaliser son rêve à elle en ce moment que le mien, qui, de toute façon, a évolué depuis). Je trouve franchement très sain de se questionner et de s’admettre ce genre de chose, SURTOUT dans ce monde où, comme je l’écrivais, on nous bassine de citations souvent bien creuses… Merci pour cette réflexion, qui m’aident à poursuivre la mienne!

    • Répondre Karine 9 décembre 2016 - 22 h 27 min

      Bonjour Johanne
      Je me suis reconnue en lisant ton commentaire! J’ai aussi réalisé un rêve en faisant le tour de l’Europe pour la première fois à 39 ans, et curieusement, j’étais plus stressée par les déplacements et la logistique (même si tout était réservé d’avance!) qu’éblouie par l’expérience! Ça m’a très surpris, et je n’en parle pas, parce que je me trouvais un peu bizarre. Mais en te lisant, je vois bien que ça peut être un sentiment tout à fait normal! Aussi, j’ai changé de vie quelques fois (j’ai travaillé dans le grand Nord, j’ai habité ou étudié dans plusieurs provinces, etc) et moi aussi, je me suis rendu compte que j’aimais changer de vie. Merci d’avoir partagé tes réflexions 🙂

      Marie-Julie, une amie a partagé ce billet sur Facebook, et j’en suis bien contente. J’ai adoré te lire! Tu as tellement raison, les rêves évoluent, et chacun a les siens!

  • Répondre Emilyz 7 novembre 2016 - 12 h 45 min

    Super article et je partage entièrement ton point de vue. Pour ma part, j’ai aussi réalisé qu’il fallait analyser ses rêves: pour moi, il y a 2 catégories de rêve: ceux qui dépendent aussi des autres et ceux qui ne dépendent que de nous. Exemple: mes rêves de gosse étaient d’être une actrice célèbre qui gagne un oscar, d’obtenir une palme d’or en tant que réalisatrice, etc. Mais ces rêves sont quand même bien difficiles à réaliser; bien sûr si on n’essaie pas on est sûr que ça ne marche pas mais en fait, je me suis dit que je n’étais pas prête à vivre les galères pour y arriver en sachant que les chances d’y arriver sont infimes et que je préférais avoir des rêves accessibles. Car quoiqu’il arrive, ce genre de rêve dépend des autres, on ne peut pas être actrice toute seule, il faut que quelqu’un nous embauche dans un film. C’est un peu comme rêver de gagner à l’euro million. J’ai aussi toujours rêvé d’être sportive sélectionnée aux Jeux Olympiques, finalement je me contente d’être spectatrice car les JO me font toujours rêver. J’avais aussi rêvé de fêter la victoire de la France dans le stade à l’Euro en juin. Bon j’étais dans le stade mais la France a perdu, j’y peux rien!
    En revanche, faire le tour du monde, je n’ai jamais vu ça comme un rêve mais comme un projet, de même que voyager, car comme toi, j’ai toujours vu mon argent comme une façon de voyager. Donc finalement, même si je ne vis pas mes rêves de gosse, j’ai fait de ma vie un rêve.
    De plus, comme tu dis, on n’a pas les mêmes rêves avec l’âge et on a de nouveaux rêves aussi. C’est pour cela aussi que je ne fais pas de bucket list, car elle changerait tout le temps.
    C’est marrant, j’ai aussi l’intention d’écrire un article sur ce sujet, je devrais aussi écrire de matière plus spontanée plus souvent comme toi.

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 8 novembre 2016 - 6 h 15 min

      Je suis tout à fait d’accord avec toi! Quiconque m’a entendu au karaoké sait que je suis bien meilleure auteure que chanteuse, ce qui était pourtant mon rêve d’enfant! Hahahaha! Il est nécessaire d’être réaliste, aussi, à un certain moment. J’avais écrit un long paragraphe à propos de la télévision, que j’ai coupé parce que j’allais dans trop de directions, mais je te rejoins là-dessus aussi. Je continue de faire des chroniques télé de temps en temps, mais n’ai plus aucune envie de devenir animatrice télé, notamment parce qu’on a très peu de contrôle sur sa carrière (sans parler du fait que j’en eu ai marre qu’on me dire quoi faire et à quoi ressembler: la télé, c’est bien, mais à petites doses). Trop de gens impliqués dans le processus, ça finit par tuer le plaisir/le rêve. Bref, moi aussi je vois mes rêves comme des projets. Mais certains continuent d’avoir une espèce d’aura particulière. Et je n’ai pas forcément envie d’aller dans TOUTES les destinations qui me font rêver, en réalité. Je sais, de toute façon, que je n’aurai pas assez d’une vie. Il y a aussi des choix à faire… Bien hâte de lire ton article sur le sujet! Merci!

  • Répondre Capitaine Rémi 8 novembre 2016 - 2 h 44 min

    Je me permets de rajouter un nouvel élément à ta piste de réflexion. Si on ne part pas, si on en fait rien, c’est aussi à cause de la peur. Quand on s’enracine dans quelque chose, on s’y sent tellement bien que cela devient « presque » impossible de faire autre chose. Cette autre chose nous parait alors si loin et si compliqué à avoir. Quand on n’a pas voyagé depuis des années ou qu’on n’a même jamais voyagé, sortir de sa zone de confort relève du défi, cela prend du temps, mais aussi un certain courage que d’aller de l’avant. Perso, je ne m’en rends même plus compte car on va dire que j’ai acquis cette facilité à faire des choses qui me sont inconnues, genre traverser l’atlantique en voilier alors que je n’avais jamais mis les pieds sur un bateau (http://capitaineremi.com/traverser-atlantique-voilier-transatlantique-1986/) C’est pas à la rame comme Mylene Paquette,…

    Je n’ose pas encore aller chez les médecins, j’ai une phobie des médecins. Pourtant, je sais que c’est mon rêve que mes genoux aillent mieux, et bien non, je ne fais rien pour ça… Bref…

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 8 novembre 2016 - 6 h 10 min

      Oui, mais ça c’est un autre sujet dont j’ai abondamment parlé dans le passé (ça me semble une évidence: la peur empêche de faire bien des choses). Mon point dans ce cas-ci était surtout de dire que les rêves évoluent et… nous aussi! Un rêve que nous chérissons à 20 ans n’est pas forcément d’actualité 20 ans après. De plus, j’ai réalisé avec le temps que mes rêves à moi n’avaient pas à être ceux des autres. J’aurai toujours du mal à comprendre que quelqu’un n’ait pas envie de voyager, mais certaines personnes sont tout simplement bien ainsi,sans bouger. Ça leur convient très bien! 🙂

  • Répondre veroeddy 8 novembre 2016 - 10 h 02 min

    Ha ha encore un de ces articles « que je rêverais d’écrire » mais j’en suis totalement incapable. Par contre, j’ai apprécié de le lire et plein de réponses se bousculent dans ma tête.
    La vie amoureuse est un excellent exemple pour moi aussi. J’avais imaginé une vie de célibataire et nous vivons en couple à la vie comme en voyage deux imparfaitement PARFAITS depuis plus de 38 ans… J’avoue que ça je n’aurais pas osé le rêver.

    Pour le voyage, nous avons agi comme toi : non seulement je n’ai pas un écran plat, mais je n’ai même la télé ! Bon assez avec les comparaisons.

    Quoi que… « Oh comme j’aimerais voyager comme toi » et toutes les variantes du style « si j’avais les moyens », ou « avec des enfants petits tu sais », je ne réagis jamais à ces inutiles bavardages par autre chose que : « tes choix sont différents, c’est tout ».

    Ce qu’on appelle parfois un rêve n’est finalement qu’un furtif bond dans une autre vie. Un exemple, si je dis de tel véhicule c’est la voiture de mes rêves, c’est loin d’être la réalité. Car mon rêve en la matière, je l’ai réalisé : c’est de me passer de voiture. J’ai été aidée dans ce choix par un voleur qui rêvait de posséder ma voiture. Mais quel rêve depuis ! En effet, j’habite en plein centre-ville, je n’ai pas de garage, je déteste chercher une place, l’essence coûte par mois le prix d’un petit WE sympa en train avec hôtel et les embouteillages font perdre un temps précieux. A bien y réfléchir, je n’ai dans ma tête de « voiture de rêve » que si elle est conduite par un chauffeur dans un endroit où la circulation est toujours fluide et qu’il me prendrait devant le perron, ce qui m’obligerait à déménager bref cela deviendrait un cauchemar.

    J’aime bien l’idée de projet plutôt que celle de rêve, et j’ai appris aussi à les garder un peu secret. Cela m’évite les questions sur l’état d’avancement d’un projet mis de côté au profit d’un autre, car comme toi, nous en avons beaucoup. Ils se concrétiseront ou pas en fonction des circonstances et des coups de cœur du moment. D’autres belles choses se réaliseront aussi, que nous l’ignorons encore, après coup nous nous dirons que c’était comme un rêve.

    Alors bon vent pour tes projets et beau succès inattendu pour les surprises de la vie.

  • Répondre Sandra Sandra Doyon et fils 9 novembre 2016 - 11 h 52 min

    Es-tu une FOMD? Fear of missing dream? Lol!

    Je me rends compte que nos rêves changent, s’ajustent selon l’expérience de vie. Les meilleurs rêves sont ceux qui durent longtemps.

    Love! Dream! Inspire! C’est tout toi. Tu inspires les gens, tu m’inspires, tu nous fais rêver.

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 17 septembre 2017 - 9 h 54 min

      C’est exactement ça! Merci!!!! XX

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 17 septembre 2017 - 9 h 57 min

      «Ce qu’on appelle parfois un rêve n’est finalement qu’un furtif bond dans une autre vie.» Tout à fait! Pour le reste, je comprends parfaitement. J’essaie de ne pas parler de tous mes projets constamment moi non plus. Et oui, vive les surprises! 🙂

  • Répondre labilligvoyageuse 3 janvier 2017 - 4 h 40 min

    Je viens de découvrir ton blog via cet article et j’ai très envie de continuer à le lire (tu es dans mes favoris 😉 )

    Et je te comprends complètement ! Je pars moi-même d’ici 3 jours et ce après un gros travail de prise de recul. Parce qu’il faut faire des choix, parce que tout le monde n’a pas la même histoire, les mêmes envies, on doit tout simplement se respecter les uns et les autres et se nourrir de ces différences. Avant tout, profiter de son expérience au jour le jour 🙂 .

  • Répondre galswind 31 janvier 2017 - 8 h 28 min

    Je suis bien contente de lire cet article, moi qui suis une rêveuse insatiable mais qui ne réalise aucun rêve. Je me sens souvent jugée et « nulle » quand je vois tous ces articles qui me disent « toi aussi tu peux le faire » ça implique deux choses: d’une part que j’ai forcément envie de réaliser ces rêves, d’autre part que si je ne le fais pas je n’ai pas compris comment être heureux. Ce sont surtout des formules toutes faites qui témoignent d’une certaine standardisation du bonheur.
    Sauf que…quand je passe la journée sur mon lit à rêver aux grands voyages que je peux faire, que je m’imagine dans la brousse ou en pleine montagne au bout du monde, ça me permet de recharger mes batteries, de voir que la vie est pleine de belles promesses et que je peux tout faire et ça me suffit. Réaliser ses rêves c’est bien, mais être ouvert aux rêves des autres, apprendre à profiter et apprécier les moments de routines, se laisser surprendre et connaître des choses, des gens et des lieux dont on n’avait jamais rêvé…c’est bien aussi.

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 31 janvier 2017 - 9 h 27 min

      Quand j’étais ado, j’avais des tas de posters de beaux acteurs américains dans ma chambre. Ils me faisaient rêver. Je n’ai bien sûr jamais embrassé l’un d’eux dans la réalité! Est-ce grave? Non, parce que les moments passés à rêver m’accrochaient un sourire aux lèvres. Bref, je comprends très bien ton point de vue. Oui, pour tout mettre en branle pour réaliser nos rêves si on en vraiment envie (je me serais quand même mal vue aller frapper à la porte de Johnny Depp! Hahaha!), mais parfois, ces moments d’évasion sont à eux seuls enrichissants à leur manière. À chacune d’évaluer là où il a réellement envie de mettre de l’énergie!

      • Répondre Marie-Julie Gagnon 31 janvier 2017 - 9 h 27 min

        (Et j’en ai marre moi aussi des discours culpabilisateurs, tous domaines confondus.)

    • Répondre Marie-Julie Gagnon 17 septembre 2017 - 9 h 55 min

      Tout à fait! BonS voyageS et merci!!!

  • Répondre pablo solis 17 septembre 2017 - 8 h 33 min

     »Alors, est-ce grave de ne pas réaliser tous ses rêves ? Je ne crois pas ». Je suis du genre à penser un peu le contraire. Je veux dire que nous ne pouvons pas vivre par procuration. Je pense que notre idéal de vie versus la réalité sont certes 2 choses bien différentes. Mais, pour en comprendre les réels fondements, il faut parfois aller au front et en faire le constat par nous meme de ce qui est réellement bénéfique pour nous. L’alchimiste de Paulo Cohelo traite bien de cette réalité.

  • Répondre Marie-Julie Gagnon 17 septembre 2017 - 9 h 53 min

    Si vous avez bien lu mon billet en entier, vous aurez compris que je parle de réajuster le tir après avoir fait ses propres expériences. Les rêves ne sont pas statiques, ils évoluent au fil des expériences. On ne parle pas ici de «se faire une raison», mais bien de réévaluer après avoir fait le maximum pour se rapprocher de ses rêves. Se fixer des objectif est important, mais se permettre d’en dévier pour aller vers une avenue qui nous convient mieux l’est tout autant… sinon plus! Quant à L’Alchimiste, je pense qu’on l’a tous lu à des moments charnières de notre vie. Moi-même, au début de la vingtaine, j’avais besoin de lire ce genre d’histoire. Aujourd’hui, l’expérience m’amène à tenir des propos plus nuancés. 🙂

  • Répondre Mart'In Trip 18 septembre 2017 - 17 h 56 min

    J’ai dû renoncer à mon rêve d’un mois en nouvelle zélande pour cause d’AVC. Pour finalement mieux y revenir deux ans plus tard, pour deux mois et demi cette fois et au milieu d’un tour du monde. Renoncer à un rêve un jour ne signifie pas forcément pour toujours. Parfois il nous revient comme un boomrang mais en mieux.

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