Europe Gourmandise

À la recherche du meilleur chocolat chaud de Paris

31 janvier 2014
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Un jour gris de novembre à Saint-Paul de Vence. J’entre par hasard dans un petit café et je commande un chocolat chaud. C’est là que je les vois. Les feux d’artifice. Les étoiles filantes. Les Adonis ruisselants de sueurs, la crinière au vent (à bien y penser, ça, c’était dans un autre scénario.). Bref. You get the picture. Une certaine vision du paradis (quoiqu’il n’y aurait JAMAIS de feux d’artifice dans mon paradis. Quel enfer, les feux d’artifice!).

Dans ma bouche, le liquide chaud a la consistance parfaite. Je m’en mets partout. Je ne le fais pas exprès: j’ai seulement oublié tout le reste. Je savoure chaque lampée comme si c’était la première. Je vais de ravissement en ravissement. Oui, c’est ça: le début des temps. L’an zéro de ma passion pour le chocolat chaud, le vrai, celui qu’on fait fondre (et qui fait fondre!). Hors de ma vie, vulgaire poudre industrielle!

Je ne le savais pas à ce moment, mais il y aura l’avant et l’après chocolat de Saint-Paul de Vence.

***

Un jour gris de janvier à Paris, quelques années plus tard. Je lutte contre le décalage horaire. Je vais embrasser une copine qui s’apprête à assister à une conférence. Pas question que j’écoute passivement quelqu’un me parler de quoi que ce soit, aussi intéressant soit le sujet: mes paupières pèsent une tonne. Je décide d’aller manger un dessert. «Il y Dalloyau, tout près.» Dalloyau ce sera.

Je commande une mousse au chocolat qui laisse mes papilles de glace. «Je peux avoir aussi un chocolat chaud? demande-je après avoir parcouru le menu de nouveeau.

BOOM. Feux d’artifices. Étoiles filantes… Je revis le même moment d’extase que près d’une décennie plus tôt. J’en pleure presque tellement c’est bon. Je suis là, comme une conne, seule dans le salon de thé, un sourire niais au visage. Et je m’en contrefiche. Le bonheur n’a que faire des apparences.

***

Ce soir-là, je décide de me donner une mission de la plus haute importance: trouver le meilleur chocolat chaud de Paris. Lors de précédents voyages, j’ai bien cru que le titre irait à Angelina, mais non. L’endroit a beau être chargé d’histoire, son chocolat chaud ne m’a pas «émue» lors de mes deux visites.

En une semaine, je n’ai bien entendu pas eu le temps d’aller partout. Mais j’ai commandé systématiquement des chocolats chauds autant dans des cafés et des salons de thé réputés que dans des bouibouis à la branchitude sous zéro. J’aime l’idée que le merveilleux puisse surgir de la banalité. Mais ce n’est pas arrivé cette fois-ci.

Un regret: ne pas avoir bu de chocolat chez Ma Cocotte, à Saint-Ouen, quand j’y étais (on m’a dit par la suite qu’il était exquis). J’aurais aussi aimé aller chez Carette (MÀJ: testé en mai 2014 et pas assez convaincant pour se retrouver dans mon top 3!) et Ladurée (je ne suis pas du tout une fan de leurs macarons, mais je n’ai jamais goûté leur chocolat MÀJ: J’ai goûté et adoré leur chocolat chaud!).

Je ne listerai pas ici tous les endroits où j’ai procédé à mon étude. Voici plutôt mes trois grands favoris:

1- Dalloyau

2- Fouquet’s

3- Jean-Paul Hévin

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Quoi? Tu ne déclares même pas Jean-Paul Hévin grand vainqueur? vous entends-je protester en choeur. Eh ben non. Mes critères sont bien personnels. Pour moi, un chocolat chaud doit être bien onctueux – voire trop épais. La goutte que vous voyez perler sur le bord de ma tasse de chocolat Dalloyau, en haut de ce billet, indique, à mon avis, la texture parfaite. Celui de Fouquet’s m’a prise par surprise. Je ne m’attendais pas à autant de grâce et, oserais-je dire, de «profondeur» dans un lieu jugé snob et surfait par tant de gens. Le secret est peut-être aussi dans l’effet de surprise, me direz-vous.

Le goût de celui de Jean-Paul Hévin était divin, mais le liquide manquait de corps. Je buvais presque banalement du chocolat divin. Je ne sentais pas les caresses habiles qui m’ont fait grimper au septième ciel avec les deux autres. La décadence d’abord. Désolée, Jean-Paul.

Mention spéciale au chocolat du Delaville Café, qui, s’il n’arrive pas à la cheville de celui de Dalloyau, se boit très bien. La prochaine fois que j’irai au Café de Flore et aux Deux Magots, je commanderai du champagne. Alors que le chocolat des Deux Magots est vraiment trop sucré, celui du Café de Flore goûte l’eau. Carrément.

Alors, on le trouve où le meilleur chocolat chaud de Paris à votre avis? J’ai bien l’impression que cette étude méritera des recherches plus approfondies.

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P.S.: Je dois retourner à Saint-Paul de Vence. Oui, j’ai été trop nouille pour noter le nom et l’adresse de mon café!

P.P.S.: Merci à Adeline et Aurélie de m’avoir recommandé Dalloyau! Reconnaissance éternellle!

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6 Commentaires

  • Répondre Valérie T. 31 janvier 2014 - 19 h 03 min

    Intéressant; le genre d’enquête qui m’intéresse toujours… Et le meilleur de Montréal, il est où selon toi?

  • Répondre Curieuse Voyageuse 1 février 2014 - 4 h 47 min

    Hello MJ!
    Miam ça donne bien envie…
    J’en ai goûté un exquis la semaine passé: à Turin, dans le cadre de « goûter royal » qu’ils organisent une fois par mois. Le principe: les mêmes ingrédients qu’à l’époque où il était bu à la cour royale, et franchement, une grande réussite!
    Aurélie

  • Répondre Tiphanya 10 février 2014 - 8 h 44 min

    J’aime beaucoup Jean-Paul Hévin, mais à chaque fois j’y prend un macaron tout chocolat, donc je n’ose boire du chocolat pour aller avec. J’aime bien « un dimanche à Paris » par contre.
    En fait, à Paris, trouver un bon chocolat, c’est une vraie quête, qui me semblait aller de soi. Mais depuis j’ai découvert la Croatie, où tous les chocolats, sont directement inspirés de ce qu’on trouve à Vienne : onctueux, velouté, délicieux et à un prix dérisoire. Il faut quand même se méfier, car il propose aussi du chocolat chaud nesquik pour les enfants.
    Et maintenant en Sicile, dans un café de bord de route, un chocolat chaud pour ma fille, tout aussi agréable que ceux de Zagreb. A croire que les parisiens n’y connaissent vraiment rien ! Mais bon lors de mon prochain passage, j’irai chez Dalloyau, par curiosité scientifique.

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    […] J’y ai mes habitudes, mais j’aime aussi me donner des «missions», comme trouver le meilleur chocolat chaud de la ville, le meilleur éclair ou le meilleur macaron. Je ne me lasse pas non plus d’explorer le Paris […]

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